#95. A vélo à travers les Andes : le grand voyage d'Antoine de Halloy
Épisode du 8 octobre 2024
Ecouter l'épisode (1:01':39'')
Ecouter l'extrait (6'41'')
S'expatrier ou vivre sa première grande aventure en solo ? Pourquoi choisir ?
Ses études finies, Antoine met le cap sur l'Argentine où il a travaillé 2 ans, s'immergeant dans le quotidien d'un peuple ô combien accueillant.
Avant de quitter cette formidable expérience, il se lance dans un grand voyage à vélo, traversant 5 pays et reliant les 2 océans.
Entre Pampa et Cordillère des Andes, une itinérance sans autre challenge que le plaisir de découvrir en mode slow de nouveaux horizons et ses habitants.
Une écoute qui invite à s'ouvrir au monde.
© Antoine de Halloy
Ce dont on parle dans cet épisode du podcast :
Antoine de Halloy nous emmène au cœur de son aventure en Argentine et de son périple à vélo à travers l'Amérique latine. Il raconte son expérience d’expatrié dans une startup innovante et durable, en pleine crise économique, tout en découvrant la richesse humaine des Argentins. Antoine partage avec passion ses rencontres avec les peuples natifs, l’importance du maté, boisson traditionnelle véritable symbole de la convivialité de ce peuple, et son immersion dans une culture vibrante, notamment à travers le rock argentin.
Son voyage à vélo, entre la vaste pampa et l'imposante cordillère des Andes, l’a conduit à travers cinq pays. Il revient sur ses observations fascinantes des paysages, des animaux sauvages comme les majestueux condors, et des défis dont il faut tenir compte pour découvrir cette beauté qui se mérite, tels que l’altitude. Chaque étape de ce périple est ponctuée de rencontres authentiques avec les habitants locaux, et d’anecdotes enrichissantes qui dévoilent la beauté simple de la vie nomade en mode slow, qui ne se dévoile qu'à ceux qui décident de mettre un moment de côté le rythme (trop?) trépidant de nos vies.
Antoine évoque également ses réflexions sur le succès, l’échec, et l’impact de cette aventure sur sa vision du monde. Il partage les appréhensions avant de partir, les citations qui l’ont inspiré, et les indispensables qui l’ont accompagné dans cette épopée inoubliable.
Un témoignage inspirant pour les amoureux du voyage et de l’aventure à vélo.
Commentaire PolarStep d'Antoine de Halloy à propos de la photo supra :
"A partir d'environ 6000m ça devient encore plus dur niveau physique, le manque d'oxygène en plus de la longueur de l'effort rendent la progression bien plus lente. Et en plus le soleil n'est tjs pas là donc ça caille !! (on a estimé la température à -10°C). Mais heureusement les premières lumières arrivent et le spectacle devient irréel... On arrive après 4h d'effort au sommet, pour le lever du soleil, qui se lève exactement derrière le mont Sajama, bien triangulaire, faisant un halo lumineux hallucinant."
On revient sur ce phénomène naturel de toute beauté dans l'épisode.
Extraits de l'entretien :
"Les Argentins m'ont rendu une personne meilleure, plus tranquille, plus ouverte, plus simple, qui profite plus des plaisirs."
"Mais les Argentins, ils sont vraiment adorables. C'est des gens, tu les connais à peine et ils vont t'accueillir dans leur bande d'amis, dans leur famille, comme si t'étais là depuis toujours. Moi, petite anecdote, mais je pense qu'il y aura beaucoup d'anecdotes, mes meilleurs copains que je me suis faits là-bas, c'était via une collègue à qui je m'étais entendu super bien. Un soir, elle m'appelle, elle me dit « Si tu veux Antoine, j'ai des copains de ton âge et tout, des gars... Je leur ai parlé de toi et ils ont envie de te rencontrer. T'es invité à un barbecue – asado – chez eux ce soir. » Et ces gars sont en un coup devenus des super bons copains. Et normalement, je ne mange pas de viande, mais là, je vais faire l'exception. Et comme ça, j'ai atterri dans une bande de gars qui, alors qu'ils sont copains depuis qu'ils sont tout petits — on parle d'une petite ville et tout, ils ont vraiment passé leur vie ensemble à jouer dans la rue petits et tout —, m'ont intégré comme ça dedans.
Et puis, même avec les collègues, c'est toujours la même histoire, ces gens sont si gentils. Et en plus, il ne faut quand même pas oublier qu'en Argentine, ils n'ont pas rien. Mais on va dire qu'ils ont de moins en moins parce que la crise économique se fait sentir de plus en plus chaque année. C'est vraiment à vue d'œil. Moi, en deux ans, j'ai pu voir mon pouvoir d'achat, celui de mes copains, de mes collègues, se rétrécir. Et malgré ça, ils sont super généreux."
Antoine de Halloy, extraits de l'épisode 95
Où trouver l'invité
Instagram : @antoine.dehalloy
PolarSteps : https://www.polarsteps.com/AntoinedeHalloy
Autres épisodes mentionnés dans l'entretien :
53. Bike4Ocean, Alice et Corentin
Pour aller plus loin
La playlist Spotify pour écouter du rock argentin !
Illustrations sonores
Musique :
Cali by ItsWatR (Direct Licence)
Whipped Cream by WatR (Direct Licence)
Retranscription de l'épisode
Retranscription automatique donc fiable à 90%. En espérant ainsi être utile à nos amis malentendants. Numérotation pré-édition du son - donc il n'y a plus de correspondance avec l'audio définitif.
AnBé (06:07.125)
Bonjour Antoine !
Antoine de Halloy (06:19.96)
Bonjour AnBé !
AnBé (06:21.59)
Ça fait très plaisir que tu m'aies contacté et qu 'on puisse partager ton aventure avec les auditeurs. Je crois que c 'est chouette d 'avoir des grands profils qui font des grandes choses, mais aussi avoir des gens qui n 'ont pas nécessairement un grand passé d 'aventurier, puis qui s 'y mettent. Donc c 'est très très chouette de parler avec toi aujourd 'hui d 'un beau parcours en plus qui a commencé avec une startup en Argentine, mais pas n 'importe quelle startup, et puis pour se continuer avec un voyage à vélo. Voilà le programme du jour. Donc comment es -tu arrivé dans cette startup en Argentine qui a été un peu le démarrage du voyage qui s 'en est suivi etc ?
Antoine de Halloy (07:03.436)
Alors, pour commencer... ça va ! Alors, je 'appelle Antoine.
AnBé (07:05.11)
Non ! On va commencer par te présenter. Je vais te laisser te présenter, mais après je reviens avec ma question.
Antoine de Halloy (07:14.456)
Ça marche. Je 'appelle Antoine, j 'ai 28 ans, je suis belge, j 'ai toujours grandi à Bruxelles, à part quelques petits vadrouillages par -ci par -là. J 'ai fait des études de bioingénieur à Louvain et j 'ai été diplômé il y a maintenant presque trois ans et je suis quasiment en direct partie pour travailler dans une startup en Argentine, une startup qui était fondée par un Belge et par un Français qui s 'appelle ProSense, la startup, et c 'est en fait une startup...
qui produit des insectes en les alimentant seulement avec des résidus agricoles. Et le but via l 'élevage d 'insectes, c 'est d 'un côté de générer des produits animaux, de la protéine animale, de la graisse animale, qui sont des matières primaires aujourd 'hui de plus en plus difficiles à sourcer pour alimenter nos animaux d 'élevage, et aussi nos animaux à la maison, et même les humains, mais ça, ça vient d 'un moment plus tard.
Et d 'un autre côté, les insectes produisent un compost qu 'on peut du coup retourner au champ. Et voilà, j 'ai passé un peu plus de deux ans dans ce projet fantastique en Argentine. C 'était un peu au milieu de nulle part, en plus dans une petite ville de 40 000 habitants, où pas beaucoup de gens vont. Mais j 'ai adoré, les Argentins sont des personnes géniales qui peuvent vraiment nous apprendre beaucoup.
Et voilà quand j 'ai senti que c 'était le moment de retourner près de ma famille et de mes meilleurs copains toute la vie même si je 'étais fait on va dire ma famille et mes copains là bas ça reste pas la même chose. J 'ai senti ça après un peu plus de deux ans là bas et mais bon c 'était pas non plus si urgent que ça de rentrer vu que j 'ai décidé d 'avoir de faire un long voyage à vélo en Amérique latine et dont le but c 'était pas seulement de faire du vélo mais aussi de beaucoup profiter de la montagne parce que là bas il y a la cordière des Andes qui est quasiment un terrain de jeu infini.
et pour avoir le temps de vivre des choses expériences, rencontrer les... on va dire les Sud -Américains. Et c 'est comme ça que là, il me reste encore un mois de voyage.
AnBé (09:17.595)
Génial, génial, génial, génial. Et donc, voilà, tu es sur les... Tu es où, là, aujourd 'hui soir ? Enfin, c 'est pas le soir pour toi aussi ? C 'est... il est quelle heure chez toi ? d 'accord. Aïe, aïe, aïe. T 'as pas trop faim, là, parce que tu t 'étais plantée d 'une heure, là, donc t 'as eu le temps de manger avant ou tu vas avoir l 'estomac qui gargouille à fond, là ?
Antoine de Halloy (09:23.672)
Alors, pour moi il est midi 50, il y a 7 heures de moins.
Pour être honnête, j 'ai vite été... J 'ai vite été attrapé un petit truc dans la rue, dans un petit bouillouis facile. Alors là en ce moment, je suis finalement un peu ce qui était mon objectif majeur de ce voyage, la destination majeure, ça s 'appelle Huaraz. C 'est donc dans la haute cordière des Andes, au milieu un peu nord du Pérou, où il y a des... Ils sont plus... Vous voyez, il y a plus que des dizaines, enfin il y a une quantité...
AnBé (09:40.506)
génial !
AnBé (09:56.314)
Mmh.
Antoine de Halloy (10:02.136)
une quantité invraisemblable de hautes montagnes et j 'adore la montagne dont la haute montagne. Ici je vais pouvoir 'amuser pendant un bon mois, ça fait déjà deux semaines et donc là mon vélo il a un peu mis sur pause. J 'ai pas mal roulé pour atteindre cette destination et c 'est ici que je suis en ce moment et je vais encore après reprendre le vélo et rouler jusqu 'à Quito en équateur d 'où je rentrerai.
AnBé (10:27.42)
D 'accord. Et là t 'es dans une auberge à jeunesse ou quoi ? C 'est quoi tous ces jolis cactus dessinés au mur ? Trop top.
Antoine de Halloy (10:30.136)
Oui c 'est ça, je suis dans une aviage de jeunesse et c 'est ça, voilà, il y a dans mon avis d 'autres voyageurs qui ont dit peindre, c 'est toujours un peu comme ça dans une aviage de jeunesse.
AnBé (10:40.7)
Ouais ouais c 'est super cool hein. Moi on adore aussi. Ok, trop trop bien. Et alors raconte -nous un peu ton expérience justement dans la start -up. Parce que c 'est des beaux projets effectivement et comment ça s 'est passé ? Comment t 'es arrivé là -bas d 'abord et puis d 'un peu travailler avec les gens là -bas ? Comment ça se passait ? Et puis ta petite vie là -bas quoi, c 'est aussi gay ta petite vie d 'expat ?
Antoine de Halloy (10:42.776)
Mmh.
Antoine de Halloy (10:58.68)
Merci.
Antoine de Halloy (11:04.056)
En fait, c 'est assez amusant comment le lien a été créé avec cette entreprise. C 'était un de mes meilleurs copains qui me demandait « tiens, raconte un peu ton mémoire et moi je l 'explique avec beaucoup de passion ». En gros, c 'était un processus de bioconversion. Là, ce n 'était pas avec des insectes mais avec des bactéries. Mais l 'idée était la même que dans la boîte ProSense. C 'était sur base d 'un résidu organique.
via un processus naturel, orienter ou favoriser une voie de transformation pour obtenir ce qu 'on veut. En l 'occurrence là, les bactéries nous donnent certaines molécules et avec les insectes, c 'est des résidus organiques qui nous donnent de la protéine végétale, euh, de la protéine animale pardon. Et bref, voilà, ça englobe toutes les sciences et c 'est ça que moi j 'adore. Il y a de la microbiologie, de l 'aphimie, bref. Et donc...
AnBé (11:56.316)
Mmh.
Antoine de Halloy (12:00.376)
Mon ami en Belgique, qui s 'appelle François, il me dit « mais mec, ça me fait trop penser à un projet d 'un Belge un peu fou en Argentine qui a commencé à aller jeter des mouches, bazar, dans la même optique de revaloriser des résidus ». J 'ai dit « ça sonne quand même, ça sonne vraiment extra ». J 'avais déjà quand même assez bien la fibre de l 'étranger, j 'avais déjà un peu voyagé en Amérique latine et donc je savais que c 'était des gens extra, notamment en Argentine. Et je me suis dit « Bon... ».
À la base, l 'idée c 'était peut -être d 'essayer de trouver un équilibre un peu plus dans le chemin classique à Bruxelles. En tout cas d 'essayer, parce que bon j 'avoue j 'ai tellement de certitudes que je trouverais un équilibre dans ce chemin classique. Mais quand j 'ai entendu ça, c 'est bon j 'ai contacté les boss. Donc c 'est un belge et un français qui ont lancé la startup. Maintenant ça doit faire 6 ans. Et j 'ai eu de la chance parce qu 'ils allaient ouvrir un peu plus la branche recherche et développement.
Et donc ça pouvait les intéresser d 'avoir un ingénieur agronome. Et puis je pense que ça les a un peu marrés aussi d 'avoir un belge avec eux en plus, parce qu 'il n 'y a vraiment pas d 'expat là -bas. Et c 'est comme ça que j 'ai atterri là -bas quelques mois plus tard. Dès que les frontières se sont ouvertes après le Covid, j 'ai foncé.
AnBé (13:06.46)
Mmmh...
AnBé (13:14.076)
J 'essaie de trouver cette histoire de mouche noire où il avait été, au Quarantine de Châtel -Péroum. Je me dis que ce serait drôle que ce soit au même endroit. Mais je me demande si c 'est par là. Il y en a plusieurs.
Antoine de Halloy (13:24.6)
Il y a pas mal de boîtes quand même, c 'est un projet assez alternatif qui pop un peu partout dans le monde parce qu 'il n 'y a aucun doute, c 'est vraiment le futur. Alors oui, ça fonctionne très bien, ce qui est compliqué c 'est de trouver la recette idéale pour être rentable. En fait, ce n 'est pas difficile d 'élever ces mouches et ces larves en leur donnant n 'importe quel résidu, mais c 'est toujours le nerf de la guerre, c 'est qu 'il faut réussir à être compétitif avec les autres industries qui sont d 'ailleurs un petit peu celles qu 'on bat on va dire.
AnBé (13:32.22)
Parce que ça fonctionne bien. Ouais.
AnBé (13:41.212)
Hmm.
Antoine de Halloy (13:54.456)
C 'est l 'industrie du soja, de la farine de poisson, des engrais pétro -sourcés. Et donc, la recette n 'est pas si difficile à trouver. Il y en a évidemment dans le monde qui soit sont en train de la trouver, soit l 'ont trouvé. Et donc, ça va s 'étendre, c 'est sûr. C 'est ces industries d 'insectes. Mais ce n 'est pas toutes les boîtes qui vont réussir.
AnBé (13:59.26)
Hmm.
AnBé (14:13.468)
Je vais te trouver le truc parce que je me sens que la nana là -bas avait une très bonne recette et que ça marchait pas mal pour une vue rentabilité aussi quoi. Donc c 'est déjà du gros volume donc je suis sûre que ça va t 'intéresser. Je vais essayer de le retrouver parce que j 'avais en préparant l 'épisode j 'avais fait ça ouais. Ok je te chercherai ça. Et alors la vie avec les argentins comment c 'était ?
Antoine de Halloy (14:19.864)
Oui, c 'est vrai. bien, ouais.
Ouais, à fond.
Antoine de Halloy (14:33.352)
mais les Argentins ils sont vraiment... ils sont adorables quoi. C 'est des gens... tu les connais à peine et ils vont t 'accueillir dans leur bande d 'amis, dans leur famille, comme si t 'étais là depuis toujours quoi. Moi, petite anecdote, mais je pense qu 'il y aura beaucoup d 'anecdotes, mes meilleurs copains que je me suis fait là -bas, c 'était véritablement une collègue à qui je 'étais entendu super bien. Et alors un soir, elle 'appelle, elle me dit « si tu veux Antoine, j 'ai des copains de ton âge et tout, des gars... »
AnBé (14:50.044)
On est là pour ça ! Ça tombe bien !
Antoine de Halloy (15:01.592)
Je leur ai parlé de toi et ils ont envie de te rencontrer. T 'as invité un barbecue chez eux ce soir. Et ces gars sont en un coup devenus des super bons copains. Ouais, exactement, Asado. C 'est vraiment un Asado et normalement je mange pas de viande mais là je vais faire l 'exception et ça te sert à aller à peine. Et comme ça, j 'ai atterri dans une bande de gars qui, alors qu 'ils sont copains depuis qu 'ils sont tout petits, on parle d 'une petite ville et tout, ils ont vraiment passé leur vie ensemble à jouer dans la rue et à faire du pâté ensemble et ils 'ont intégré comme ça dedans.
AnBé (15:07.196)
Yes ! A SADO !
AnBé (15:18.204)
Mmh.
Antoine de Halloy (15:30.36)
Et puis même avec les collègues, l 'équipe de rockets, tout ça, c 'est toujours la même histoire, ces gens sont si gentils. Et en plus, il ne faut quand même pas oublier qu 'en Argentine, ils n 'ont pas rien. Mais on va dire qu 'ils ont de moins en moins parce que la crise économique, elle se fait sentir de plus en plus chaque année. Mais c 'est vraiment à vue d 'œil. Moi, en deux ans, j 'ai pu voir mon pouvoir d 'achat, celui de mes copains, de mes collègues, se rétrécir. Et malgré ça, ils...
AnBé (15:56.412)
C 'est quoi que les impacts ? Quelle industrie est -elle qui est périclite ?
Antoine de Halloy (16:01.048)
C 'est toute l 'économie du pays. Le problème, c 'est que le peso argentin ne vaut plus rien aux yeux des gens. Donc si aujourd 'hui, un dollar vaut, je pense qu 'aujourd 'hui, ça vaut quelque chose comme 1400, 1500 pesos, tout le monde préférera avoir un dollar que 1500 pesos. C 'est comme ça qu 'en fait, la valeur du peso ne fait que baisser parce que personne en veut, personne n 'y fait confiance. Et puis aussi, il y a toutes des politiques publiques qui ne sont pas mises en place de la meilleure des façons, etc. Mais je pense que c 'est...
AnBé (16:03.228)
Mmh.
Antoine de Halloy (16:29.912)
C 'est pas mal un cercle vicieux en fait. Bon là il y a un nouveau président, il a un peu fait le buzz, malheureusement plutôt le bad buzz, il s 'appelle Javier Milley. C 'est un populiste extrême droite, ultra libéraliste. Les Argentins l 'ont élu, un peu en désespoir de cause, se disant ça fait 40 ans que notre pays périclite, aujourd 'hui on a un taux de pauvreté de 60%. C 'est énorme. Alors que ce pays était, je sais plus très bien il y a combien de temps, mais je crois que c 'était...
AnBé (16:41.66)
Yes.
AnBé (16:54.94)
C 'est non.
Antoine de Halloy (16:58.296)
plus ou moins entre les deux guerres, un truc comme ça. Je pense que c 'était la cinquième richesse mondiale, un truc comme ça. Alors bon, ça a fait checker, mais on en est pas loin. Et donc voilà, puisque je disais, oui, que malgré ces gros soucis économiques et tout, les Argentins, ils sont si généreux, si accueillants. Et du coup, une vie là -bas, c 'est une vie beaucoup plus simple, centrée sur, je dirais, les vraies choses. Et ça, j 'ai vraiment beaucoup aimé, en fait.
AnBé (17:04.796)
oui, oui oui oui ça je me rendais pas compte.
Antoine de Halloy (17:28.508)
Je sais pas, j 'ai tendance à dire que là où on est en Belgique, en France, dans les familles, les endroits plus favorisés, pour entre guillemets que des bandes de copains s 'amusent, ils vont nécessairement devoir faire quelque chose d 'un peu extraordinaire. Je sais pas moi, un grand tour à vélo, des vacances, une grosse fête. En Argentine, c 'est souvent se retrouver dans un parc et boire du maté. Et on partage l 'addition pour les cookies qui ont été achetés, parce que...
AnBé (17:44.06)
Mmh.
Antoine de Halloy (17:57.368)
C 'est comme ça. Donc c 'est vraiment un retour à une vie plus simple, un retour forcé malheureusement pour eux, mais qui en tout cas moi, j 'étais en même temps dans une position confortable, je veux dire le jour où j 'en avais marre d 'être pauvre, je 'aurais pu rentrer chez moi. Mais moi dans cette situation confortable, j 'ai vraiment adoré pouvoir vivre cette vie plus simple et vraiment plus centrée sur l 'humain. Ouais. Ça t 'a plus ou moins ta question, non ?
AnBé (17:58.044)
Mmh.
AnBé (18:20.1)
Oui, c 'était franchement ma question, donc c 'est bien, c 'est chouette. Le mathé, tu peux expliquer pour ceux qui ne connaissent pas ? Beaucoup de gens connaissent, hein, mais...
Antoine de Halloy (18:24.76)
Bonne nuit. Ok.
Antoine de Halloy (18:32.088)
oui, c 'est vrai. Donc le mathé, c 'est pas du thé, mais c 'est une sorte de plante aussi qui pousse un peu comme le thé, qui remplit intégralement la tasse. Et c 'est une sorte de tasse souvent en calbasse, creusée, séchée. Des fois, c 'est plutôt dans des autres... Mathé aussi s 'appelle mathé également, le contenant. Et ça prend avec une paille. Et...
AnBé (18:59.964)
Mmh.
Antoine de Halloy (19:00.664)
c 'est quelque chose de super fort, super amer, très excitant. Et en fait les Argentins, en plus d 'être un petit peu drogués à ça, faut le dire, c 'est un moyen pour eux de partager et de passer du bon temps. Et donc c 'est génial quand il y a quelqu 'un qui, comment dire, qui sert à un mathé, qui se fait un mathé, et moi systématiquement, il va faire passer à tout le monde, même le prof du NIF avec ses étudiants, c 'est comme ça partout.
AnBé (19:29.852)
Mm -hmm.
Antoine de Halloy (19:30.616)
Et ouais, c 'est génial, ça reflète vraiment comment est l 'Argentin. Il n 'y a pas de soucis, on est tous égaux et on partage tout et on a toujours envie de partager des bons moments et des discussions.
AnBé (19:43.9)
Hum, ben dis donc, ça donne envie, hein ? Et alors là -bas, tu me dénotes, ouais ? Hum, hum, ouais ? Non, vas -y, vas -y.
Antoine de Halloy (19:46.808)
Et les gens, habituellement, n 'aiment pas trop le maté. pardon. Les gens n 'aiment pas trop, parce que c 'est quelque chose de très très très amer. Et je pense que je fume pas. Ouais, c 'est ça. Moi je fume pas, mais je pense que c 'est un peu comme la cigarette, il faut se forcer au début.
AnBé (19:53.916)
Oui, j 'ai pas un souvenir extraordinaire de mon premier mathé.
AnBé (20:03.154)
Je 'en suis arrêtée à deux. Et puis aussi c 'est tout un contexte, comme le pastis j 'en prends pas souvent mais si je vis dans le sud de la France je prends le pastis. Même si ça commence à faire un peu vieux maintenant mais... On fait couleur locale. Qu 'est -ce qui t 'a le plus surpris au début quand tu habitais là -bas ? Si tu te souviens de quand t 'es arrivée... bah ça alors !
Antoine de Halloy (20:06.776)
Mwahaha
Antoine de Halloy (20:10.68)
Je suis... Oui, ha !
Évidemment, ça fait plaisir.
Antoine de Halloy (20:30.552)
ça je 'attendais pas à la question. Bien que j 'avais des attentes par rapport aux argentins sachant que c 'était des personnes extra, malgré tout ça 'a surpris. Malgré tout ça 'a surpris qu 'ils soient si chaleureux, accueillants, gentils, faciles, y 'a pas de chichi avec les argentins, on se prend jamais la tête. Et sinon...
AnBé (20:33.521)
Ha ha !
AnBé (20:50.801)
Ça qui t 'a le plus marqué.
Antoine de Halloy (20:56.76)
Ce qui 'a plus surpris quand même un petit peu négativement c 'est la situation du pays. Je l 'avais sous -estimé. Clairement.
AnBé (21:03.385)
D 'accord. Et sinon toi tu ne dénotais pas trop dans le paysage puisque tu dis il y a beaucoup de conquistadors là -bas.
Antoine de Halloy (21:11.256)
Mais en fait, d 'ailleurs, autre anecdote un peu amusante si tu veux, c 'est marrant parce que les Argentins ils sont assez patriotes, bon, finalement comme beaucoup de gens dans le monde, et ils ont tendance à oublier qu 'ils ne sont pas eux -mêmes natifs en fait. Et donc moi des fois ils 'ont un peu fait la blague, on me dit « ouais les Belges, vous vous avez fait le bordel dans le monde, le Congo, le Rwanda, à bazar » et je dis « attends, attends, moi ma famille n 'a pas fait ça, moi ma famille elle est restée au calme en Belgique, c 'est vrai qu 'elle n 'a pas fait ça ? »
AnBé (21:27.284)
Mmh.
Antoine de Halloy (21:40.408)
Mais je dis, si on veut parler de conquistadors et de colons pas très aimables, c 'est plutôt gros, je dis, parlez -moi un peu dans le langue natif, le Mapuche, le Comechingone et tout. Et alors ils tombent tous de la ramoire, ils disent, non mais c 'est vrai, en fait, c 'est vrai qu 'on est nous -mêmes issus, enfin on est plus issus de colons, parce qu 'en Argentine, à part à quelques endroits, c 'est quasiment que des Européens. En fait, ils ont tous un nom de famille italien, espagnol, basque, parfois français, parfois allemand, parfois croate.
Mais trouver un vrai... Je sais plus comment on peut dire. J 'ai toujours un peu du mal avec les peuples natifs. Les Premières Nations, il faut remonter plus en fait, remonter en Bolivie, au Pérou, en Équateur, etc. Et là, je vois bien la différence. Maintenant que je suis au Pérou, que j 'ai beaucoup roulé en Bolivie aussi, ça n 'a rien à voir avec les Argentins qui sont vraiment des Européens. Mais de nouveau, je me souviens plus très bien de la question, donc je sais pas si j 'ai répondu.
AnBé (22:22.613)
Mm -hmm.
AnBé (22:33.941)
Hmm.
Je parlais justement des colons et des petites vannes, je voulais te en faire venir là, sur le fait que tu ne dénotais pas physiquement par rapport aux gens.
Antoine de Halloy (22:54.072)
Mais non pas tellement, à part que j 'étais plus grand, plus grand quand même et même pas plus blanc au poids comme je disais vu qu 'il y en a plein qui sont, enfin ils sont tous des sons d 'Europe 1, il y a des rous, il y a des blancs, il y en a plein qui ont la peau très blanche et donc à part que j 'étais grand, non il n 'y avait pas de différence. Et oui évidemment l 'accent mais ça c 'est autre chose.
AnBé (23:07.255)
Mmh.
AnBé (23:12.247)
Oui, ça c 'est autre chose. Qu 'est -ce que tu souhaites ramener de là -bas au point de vue habitudes, recettes et mindset ?
Antoine de Halloy (23:24.664)
Habitudes, bah évidemment je vais continuer à prendre du mathé, ça c 'est sûr. Recipes, bah je mange pas de viande donc je vais pas ramener leurs assados, c 'est à dire leurs barbecues qui sont délicieuses mais ça je vais pas ramener. Donc recettes, franchement je pense qu 'il y en aurait pas beaucoup parce que c 'est vraiment la recette du pays, c 'est le barbecue en fait, si on veut là. Bon les empanadas c 'est bon quand même.
AnBé (23:31.095)
Heu hu hu !
AnBé (23:52.152)
C 'est pas mal.
Antoine de Halloy (23:54.68)
Et sinon, je pense que ce que je peux ramener plus humainement, c 'est vraiment comment ils sont. En fait, moi, je pense vraiment que ça va pas sonner très humble de dire ça, mais que les Argentins 'ont rendu une personne meilleure, plus tranquille, plus ouverte, plus simple, qui profite plus des plaisirs.
AnBé (24:10.264)
Hmm.
AnBé (24:15.383)
ça va pas sembler très humble, ça dépend si tu pars de vraiment très très bas... C 'est encore humble hein ! Je 'en chute à kin bien entendu. Ouais, c 'est super, c 'est super. Petite parenthèse technique, tu vois qu 'à chaque fois c 'est en train de charger en haut, donc à la fin il faudra surtout pas couper le browser avant qu 'il est tout chargé.
Antoine de Halloy (24:20.448)
Un... Question.
C 'est surtout ça je pense que je ramènerai finalement.
Antoine de Halloy (24:36.28)
Ouais. Ouais.
AnBé (24:39.738)
Et puis s 'il y a de la pixelisation, si c 'est moins bon pendant le tutra caspa parce que c 'est enregistré en local donc normalement le rendu est très très bon de toute façon. Ça va ? Voilà. Je ferme la parenthèse technique. Ouf ! Oui sinon on était mal parti. Pour continuer, tu sais bien que mes petites filles posent des questions. Donc voilà. Alors... Valentine, à mon avis, c 'est elle qui 'avait dit... Attends, je vais regarder juste.
Antoine de Halloy (24:48.312)
ça marche. Je vais vérifier si j 'ai bien mon enregistrement de téléphone là. Ouais c 'est bon pour le téléphone c 'est bon aussi.
AnBé (25:13.114)
Oui, c 'est bien ça. Non, c 'est Amandine. Voilà, alors regardez -toi alors, elle me dit, encore quelqu 'un à vélo ? C 'est vrai que j 'adore les voyages à vélo. Je dis, bah, tu peux peut -être lui poser la question, alors.
Antoine de Halloy (25:19.064)
Ha ha !
AnBé (25:29.118)
Du coup ça l 'a intrigué. Encore un voyageur à vélo ?
Antoine de Halloy (25:29.956)
Je trouve que c 'est une très bonne question de Valentine. Alors en fait c 'était quand j 'avais... merde ! Pardon, on a vraiment dit de me... Alors j 'avais voyagé à sac à dos dans le coin il y a 5 ou 6 ans déjà. C 'était au milieu de mes études, j 'avais fait une pause. Et en voyageant à sac à dos, même si j 'avais assez la liberté de faire du stop, etc., je traversais quand même souvent des paysages...
AnBé (25:35.645)
C 'est Amandine ici. Attention, c 'est Amandine.
Ahahahahah
Antoine de Halloy (25:58.168)
incroyable, alors c 'est parce que c 'est partout ici, littéralement dans la cordière des Andes et c 'est vraiment embêté parce que je me disais putain, hop, publé pardon, je n 'ai pas le temps d 'assez bien les voir, d 'assez bien 'imprégner de ces paysages, de passer véritablement dans les petits villages qui sont au mieux de ces paysages et donc même s 'il y avait de temps en temps des chouettes, trêques et des trucs comme ça, je me disais, moi je veux encore plus en profiter et c 'est comme ça que, en passant là, déjà il y a six ans, je me disais, le vélo ici ça devrait être vraiment cool.
AnBé (26:05.893)
...
Antoine de Halloy (26:27.064)
Et pas seulement là, après je me suis rendu compte que partout dans le monde, dès que c 'est un peu beau, le vélo c 'est vraiment génial. Et c 'est comme ça que je me suis dit, bah voilà, maintenant que je suis en Argentine, le jour où je partirais, je partirais à vélo et je parcourrais cette cordière des Andes, ce qui donc permet de profiter à mort de ces paysages bivouacés au milieu de nulle part, etc. Ce qui 'a tiré aussi un petit peu, c 'était, on va dire le côté avec des grands mots spirituels, un petit peu d 'introspection.
d 'être seul ou mais nulle part, parfois pendant des jours. Bon, alors on est coupés dans des podcasts, mais sinon il y a quand même le temps de crâner un petit peu, de réfléchir à la vie, tout ça. Et ce qui 'a tiré aussi, c 'est pouvoir rencontrer des locaux qui ne sont pas tout le temps avec des touristes autour d 'eux dans les villes les plus touristiques, les activités touristiques, etc. Ça, ça faisait aussi partie des motivations. Et puis...
AnBé (27:03.775)
Mmh. Mmh.
Antoine de Halloy (27:25.464)
un tout petit peu peut -être le challenge d 'aventure, le challenge physique, mais vraiment c 'est très accessoire ça ne va pas à pour le reste.
AnBé (27:33.473)
Oui j 'ai lu un petit peu là ton aventure sur Polar Step et c 'est vrai que c 'est pas... Tu te mets pas la pression de ce côté là hein quand le paysage est pour être très poli casse pied parce que c 'est plat plat plat sur des kilomètres et des kilomètres et des kilomètres, bah tu lèves le pouce !
Antoine de Halloy (27:47.672)
Évidemment, ouais, ça c 'est... j 'ai pas de souci avec ça. J 'ai pas la... c 'était pas un objectif de rallier le nord de l 'Amérique latine ou pas, que en étant sur la Selle, non, pas du tout.
AnBé (28:00.257)
Et donc ça se fait, on est pris en stop même avec un vélo !
Antoine de Halloy (28:06.0)
En Argentine, c 'est pas compliqué, car ils travaillent quasiment tous dans les campagnes comme maire, agriculteur, serré, chantillon, production primaire, donc de végétaux et d 'animaux. Ils ont quasiment tous des camionnettes, pardon, des camionnettes, en français, c 'est des pick -up. Je me les ai tout le temps pris par des pick -up. Et puis ici, en fait,
AnBé (28:23.297)
Mm -hmm. Plateau. Mm -hmm.
Antoine de Halloy (28:34.616)
en Pérou et en Bolivie, si je faisais du stop, mais ça arrivait beaucoup moins. Mais quand c 'est arrivé, en fait, j 'étais plutôt pris dans ce qu 'ils appellent les collectivos, c 'est des minibus. Mais en fait, du coup, c 'est pas pris en stop, c 'est pris par un minibus qui s 'arrête n 'importe où au milieu de la campagne. Et alors, c 'est le vélo sur le toit, au -dessus des valises, attaché avec deux sangles. Ça fait un peu peur, mais puis après on prend confiance. Mais donc ça marche bien. Le stop à vélo, en tout cas en Amérique Latine, ça marche très bien.
AnBé (28:44.484)
Mmh.
AnBé (28:50.788)
Mmh.
AnBé (28:58.596)
bah là -haut, on voyait même les petites mobilettes sur le toit. On a vu des armoires qui étaient sur le toit. On s 'est bien éclatés avec... Donc tout est possible. Ouais, un vélo, petit joueur. C 'est chouette. Et donc tu t 'es arrêté pour faire aussi un peu d 'escalade, un peu de kitesurf. Tu t 'es bien amusé sur la route, ça.
Antoine de Halloy (29:01.976)
Voilà, exactement. Donc si c 'est qu 'un vélo, ça va. C 'est ça.
Antoine de Halloy (29:19.032)
C 'était évidemment le but, comme je disais, le but n 'était pas d 'être sur ma selle tous les jours. Je dirais que le but était d 'être sur la selle tous les jours quand c 'était pour traverser des paysages magnifiques mais où il n 'y a pas vraiment d 'activité. En fait, il y a vraiment des régions ici où c 'est la cordillère des Andes magnifique, des volcans, des lagunes, des salares, mais où il n 'y a pas d 'activité à proprement dire à part traverser. Et donc c 'est là que c 'est génial, hop, le vélo c 'est l 'activité. Et puis je ralliais un peu les destinations phares que...
AnBé (29:23.532)
bah oui !
AnBé (29:29.156)
Mmh.
AnBé (29:40.518)
Hmm.
Antoine de Halloy (29:46.84)
qui me tentaient beaucoup, notamment celle où je suis ici, au Arras, pour faire effectivement plus que tout de la montagne, alors que ce soit trek, haute montagne, plutôt alpinisme, escalade sur rochers, j 'adore tout, donc ça a pris pas mal de temps, je pense que sur le total de mon voyage j 'ai quasiment autant de jours en montagne que sur la Selle. Et je suis un moment passé sur la côte, d 'ailleurs j 'ai réalisé à ce moment -là que j 'avais relié les deux océans à vélo, enfin vélo, en trichant un peu avec le stop et tout, et là j 'avais fait un peu de kite surf.
AnBé (29:50.95)
Mm -hmm.
AnBé (30:06.726)
Mmh.
AnBé (30:12.63)
...
Antoine de Halloy (30:16.76)
C 'était marrant d 'avoir un peu d 'oxygène et tout. Mais mon truc c 'est plutôt les montagnes.
AnBé (30:17.638)
Mmh.
AnBé (30:23.306)
Oui, super, non ? C 'est une très très très belle photo. D 'ailleurs, on va mettre les liens vers ton profil social pour que tout le monde puisse profiter des paysages. C 'est bien régalé avec les filles en préparant les missions. Ton itinéraire, du coup, tu peux nous le dire un petit peu ce que c 'est, cette remontée que tu as tracée ?
Antoine de Halloy (30:32.344)
Allez !
J 'ai...
Antoine de Halloy (30:41.496)
Alors j 'ai quitté de là où je vivais, ça s 'appelle Baracarse, donc c 'est une petite ville à 5 heures au sud de la capitale d 'Argentine, Buenos Aires. Et là j 'ai pris du diagonal, un peu horizontal diagonale comme ça, vers la cordière des Andes. Parce que évidemment c 'est ça qui 'a fait le reste de l 'Argentine, si c 'est pas la cordière des Andes, c 'est plat, plat, plat, mais c 'est plus plat que le Pays -Bas, c 'est hallucinant. Il y a des journées où j 'ai fait 100 km et je crois que j 'ai dû avoir 10 mètres de dénivelé positif.
AnBé (31:04.329)
Mmh. Eh?
Antoine de Halloy (31:09.304)
Et c 'est comme ça que l 'agriculture étouffe, surtout avec un sol fertile, ça marche super bien là -bas. Et donc j 'ai rejoint assez directement la cordillère des Andes. Alors j 'ai quand même fait un petit crochet en passant pour passer à un festival de rock, qui est pour moi... Le rock argentin c 'est une musique extraordinaire, super ample et donc j 'ai fait un crochet. Ouais vraiment ! mais tu 'avais demandé ce que j 'allais ramener en fait de l 'argentine sans hésiter, le rock ça...
AnBé (31:09.961)
Bye !
AnBé (31:14.281)
N 'aie pas oublié.
AnBé (31:27.241)
Ouais, j 'allais dire, tu t 'es converti au rock argentin, alors.
AnBé (31:36.105)
Voilà.
Antoine de Halloy (31:37.656)
C 'est ce qui occupera le plus de mon temps, j 'ai envie de dire, dans ce que j 'ai ramené, parce que j 'en aurai souvent dans les oreilles encore pendant longtemps. Non mais donc l 'idée c 'était de rejoindre rapidement la cordière des antres. Ouais. On verra.
AnBé (31:44.137)
Tu as fait une playlist, je vais la mettre dans les liens de l 'épisode, ta petite playlist, pour ceux qui ont envie de découvrir le rock argentin, pourquoi pas, partageons !
Antoine de Halloy (31:53.528)
Je recommande vivement ! Une fois arrivé à la Cordillère des Andes, vers Mendoza, c 'était la remontée de la Cordillère des Andes en ne la quittant jamais, à part une fois où je suis descendu à la côte faire du gates off, sinon c 'est tout le temps la Cordillère des Andes jusqu 'au Akito, en Équateur du coup.
AnBé (31:55.884)
Yes, on va voir tes recommandations.
AnBé (32:07.179)
Mmh.
D 'accord. Et ça va à l 'altitude hein ?
Antoine de Halloy (32:13.048)
Voilà franchement quand on est là -haut depuis longtemps on est super acclimaté. Pour vraiment noter une différence il faudrait que je fasse un sprint à 4000 mètres d 'altitude. Sinon en étant super acclimaté on sent plus la différence. Et on sent quand même que c 'est un peu plus difficile de récupérer de l 'énergie. Les nuits doivent être plus longues.
AnBé (32:26.763)
Je... D 'accord je...
AnBé (32:32.395)
Attends, je t 'arrête parce que c 'est la question de Valentin en fait. Attends. Voilà.
AnBé (32:40.875)
Voilà, justement, je disais, tu vois, c 'est haut, et en plus, c 'est pas facile. J 'ai dit, pourquoi ? C 'est quoi l 'altitude ? Voilà, Antoine. C 'est... Ouais.
Antoine de Halloy (32:47.672)
C 'est une bonne question. Merci Valentin pour la question. Alors je les ai sentis au début parce que inévitablement j 'ai dû monter vu que j 'ai démarré tout en bas. J 'ai démarré à 0 mètres d 'altitude et je suis monté un peu en un coup et je les sentis avec une grosse fatigue quand même. La journée je suis monté de 3000 à 3700 mètres à vélo, grosse fatigue, en plus de jus, même un petit peu barbouillé.
Alors ça donc c 'est finalement des effets assez soft mais les effets plus sérieux, ça on en voit tout le temps ils disent parce qu 'il y a toujours des touristes ils disent non bah j 'ai pas envie de passer mon temps à faire les paliers pour monter en altitude et ils débarquent directement, là où c 'est très haut, ou nous voir même ils débarquent directement, ils s 'inscrivent à une ascension d 'un 6000 un peu touristique et là les effets c 'est impossible de dormir alors que tu te sens super faible, super fatigué, gros gros gros mal de tête.
Donc c 'est désagréable. Tu dis que t 'as mal de tête, t 'es fatigué mais tu sais pas dormir. Et en plus, c 'est un peu de troubles digestifs et puis si tu n 'écoutes pas ton corps et que tu continues à monter, alors là ça peut arriver sur des problèmes un peu plus gênants, voire dangereux. C 'est vraiment des vertiges, des évanouissements et puis des trucs encore plus graves, c 'est des EDEM et des trucs comme ça. Mais bon, ça faut vraiment pas du tout écouter son corps et vraiment pas être malin pour en arriver là.
AnBé (33:46.478)
Génial !
AnBé (34:08.522)
Toi tu t 'en détenus à un peu de fatigue mais t 'avais été par palier donc ça a été gérable.
Antoine de Halloy (34:13.336)
En fait j 'ai pas pu monter si vite que ça vu que j 'étais avec mon vélo donc avec le vélo monter de 0 à 5000 mètres d 'altitude en un jour c 'est juste impossible. Il n 'y a même pas une route qui fait ça en moins de 400 km. Donc moi inévitablement je suis passé par ces paliers d 'acclimatation. Mais maintenant une fois franchement on sent plus. L 'autre jour avec un copain je me suis fait ici on a fait un sommet à 5750. Et en fait c 'était plus l 'altitude la difficulté et donc c 'est extra quoi.
AnBé (34:21.616)
Non non !
AnBé (34:26.576)
Mmh.
Antoine de Halloy (34:41.88)
tu peux juste te concentrer sur... on appelle ça une course en alpinisme, donc ton ascension, et regarder le paysage, profiter. Franchement, les difficultés majeures, c 'est pour moi l 'acclimatation, si tu n 'es pas acclimaté, les symptômes liés au manque d 'acclimatation en altitude, et sinon le froid, mais de nouveau avec la bonne préparation, le bon matos, le froid ça va, et alors c 'est que du plaisir.
AnBé (35:08.816)
Claire, Claire... Je te laisse arriver jusqu 'à la fin de l 'itinéraire ou je t 'ai un nouveau coupé au milieu ? Non ? T 'as eu le temps de tout dire ?
Antoine de Halloy (35:16.728)
Non, non, j 'ai dit que j 'allais terminer Akito en écouteur.
AnBé (35:20.848)
Ça va, super ! Alors, les questions suivantes... La cordillère, qu 'est -ce qui t 'a marqué ? C 'est comme tu t 'y attendais ou il y a des choses qui t 'ont étonné, la cordillère des Indes ?
Antoine de Halloy (35:34.232)
Aaaaannnndd
C 'est... Grosso modo, c 'est... Enfin non, c 'est pas comme je 'y attendais. C 'est évidemment encore plus beau, ça c 'est sûr. Encore plus beau. Mais globalement, je peux dire que je 'attendais à ça. C 'est -à -dire, tout le temps, être en altitude, des paysages de fou. Dans certains endroits, c 'est des volcans enneigés, des salares. On voit quelquefois de la faune. Il n 'y en a pas beaucoup, mais il y en a. Donc les lamas, les...
AnBé (35:45.524)
Mmh.
AnBé (36:03.476)
Des quoi ? Des stalards ? C 'est quoi ça ? les salards ! Pardon, j 'ai compris. Les salards, ouais. Que tu as vu de très belle façon, d 'ailleurs, puisqu 'ils étaient... J 'ai vu qu 'il était vraiment en miroir, là. Il y a encore de l 'eau dessus. C 'est magnifique.
Antoine de Halloy (36:06.36)
Les salaires, pardon, les salaires c 'est donc... Ouais. Ouais, ben en fait celui -là, c 'est le fameux salaire de Ouni, qui me semble, il me semble, c 'est le plus grand du monde. J 'avais trop envie de traverser à vélo. Mais malheureusement, en fait, cette année, à cause du phénomène El Nino, c 'est le phénomène climatique qui, on va dire, modifie...
AnBé (36:21.204)
Mmh.
Antoine de Halloy (36:32.536)
véritablement la météo normale ici en Amérique latine quand le phénomène El Nino arrive, c 'est à dire environ tous les 6 -8 ans. Et donc voilà, il avait beaucoup plus plu dans la saison des pluies que prévu. Elle s 'était aussi étendue et c 'est comme ça que le salar quand j 'y étais, alors qu 'il aurait dû être sec, ne l 'était pas. Et donc je n 'ai pas pu le traverser parce que ce n 'est pas comme s 'il y avait une pellicule comme ça, il y a des endroits, c 'était vraiment l 'eau, si on marche dedans, qui arrive quasiment au genou. Mais voilà, c 'est pas grave, je n 'ai pas pu le traverser, il n 'y a pas mort d 'homme.
AnBé (36:49.78)
Mmh.
AnBé (36:56.372)
Mmh.
Mais c 'est beau quand même, hein ? Non.
Antoine de Halloy (37:00.344)
Et c 'était vachement beau, alors du coup je l 'ai fait en jeep avec les autres touristes et tout, ça 'a mis un petit peu moins, j 'aurais préféré être tout seul avec mon vélo, mais c 'est vrai que l 'effet miroir du ciel sur le salar, c 'est quelque chose d 'irréel en fait quand on le regarde, on ne comprend pas, c 'est un autre monde, il n 'y a plus d 'horizon, c 'est ça, et ça c 'est vraiment dingue.
AnBé (37:06.935)
Hmm.
AnBé (37:21.43)
...
Ouais, ouais, ouais. Mais je te laisse continuer, tu me parlais d 'autres...
Antoine de Halloy (37:25.848)
Mais sinon, la question c 'était ce qui 'a surpris. Je ne pensais pas que c 'était des montées si raides tout le temps. Tout le temps des redescentes dans les vallées. Moi je 'attendais à ce qu 'il y ait un peu plus le vrai altiplano. C 'est -à -dire, c 'est plat et haut. Et ça franchement c 'était une mini minorité. Le reste du temps c 'est des montées à 5000 à vélo, redescente à 2500, remontée. C 'est vraiment hallucinant.
AnBé (37:34.07)
Ahahahah !
AnBé (37:39.35)
Mmh.
AnBé (37:51.446)
Ahah.
Antoine de Halloy (37:52.568)
Et ça c 'est quelque chose de marquant quand on traverser ce paysage là à vélo. On se dit mais purée, tous ces locaux, donc les Peruviens, les Bouliviens là, ils sont à 8 heures de minibus sur une piste défoncée d 'une mini ville, on parle même pas d 'une grosse ville, d 'une mini ville où il y a un peu plus de trucs que chez eux. Et ces gens vivent là, il fait quand même froid aussi, c 'est des conditions climatiques. Alors que moi j 'étais en été parfois difficile, j 'ai quand même vu de la neige et tout. Ils vivent là toute l 'année là -haut.
à élever leurs lamas, leurs alpagas, encore des vies, j 'ai envie de dire quasiment ancestrales en fait. Et de nouveau ces gens super gentils, il y en a pas mal de villages où je suis passé, ils parlaient pas l 'espagnol, alors que c 'est la langue nationale, c 'est la seule langue dans ces pays. Ils parlaient encore le Quechua, voire même les dialectes encore antérieurs à l 'expansion des Inka qui ont diffusé le Quechua. Ça c 'était assez surprenant aussi.
AnBé (38:48.184)
Alors, tu as du tout été aux animaux, au alpaca, à la main. Quand la main fâchée, tu as pu faire l 'expérience. Ils sont vraiment de mauvais poils. C 'est la main.
Antoine de Halloy (38:59.608)
Non mais je ne vais jamais tellement les embêter, je sais pas, je passe à côté. Mais j 'ai déjà vu, ça c 'était vachement amusant, deux énormes lamas, je pense que c 'est les plus grands que j 'avais vu, mais un grand lama c 'est très très très grand, c 'est aussi haut qu 'un grand cheval quoi. Deux énormes lamas qui se battaient, et en fait en se battant, donc ils cabraient comme ça, ils se donnaient des coups avec leurs pattes à vent, et ils se crachaient tout le temps à la figure en se battant. Et donc, je n 'ai pas expérimenté sur moi.
AnBé (39:16.344)
Mmh.
AnBé (39:23.8)
Voilà ! Donc ça crache, c 'est officiel !
Antoine de Halloy (39:27.96)
J 'ai pas vu non plus un lama cracher sur un humain, mais un lama qui crache, il le fait et il a une bonne réserve de crachat on va dire. Parce que durant toute la bagarre les lamas ont pas arrêté de cracher.
AnBé (39:35.992)
!
Ok ! Une bagarre de crachats, disons. Faut pas que j 'en parle à mes fils, par contre. Je sais jamais qu 'elle va faire une tentative. Ok, quels autres azimuts tu as pu admirer au passage ?
Antoine de Halloy (39:44.376)
Ha ha ha ! Bonne fin !
Antoine de Halloy (39:54.552)
Je n 'ai toujours pas vu celui que je vais voir depuis des années, le pluma. Le pluma en fait il y en a partout en Amérique latine. Il n 'y en a jamais une grosse densité à un endroit spécial, évidemment non. Mais ils sont partout. Ils sont là où j 'étais à Valkar, c 'est dans les plaines, toutes plates avec quelques petites sierrades, donc c 'est des sortes de petits monts. Il y en a là, il y en a dans le sud de la Patagonie, il y en a dans les hautes montagnes ici. Et je n 'arrive pas à le voir encore alors que franchement des fois je prends des treks ou des itinéraires à vélo où il n 'y a jamais de trafic. Je suis sûr que j 'en ai...
AnBé (40:00.155)
Mmh. Mmh.
Mm -hmm.
Antoine de Halloy (40:24.152)
déjà vu dans mon champ de vision mais sans les spotter. Mais sinon, d 'autres animaux... Non, il n 'y a pas tellement des animaux natifs en Amérique latine. Il y a vraiment ces camélidées, les lamas, les pagas, les vigones. j 'avais vu une fois les cerfs de Patagonie qui s 'appellent les uemuls. Ça c 'était très impressionnant, ils sont très très très difficiles à voir et nous avec un copain on avait fait un trait qu 'on avait vu à...
AnBé (40:36.315)
bah même pas natif.
Antoine de Halloy (40:52.088)
Un Mouemoul en plus pas du tout farouche qui n 'existe pas, normalement c 'est un cerf ultra farouche. On l 'avait approché je crois à 5 mètres, ça c 'était assez fou. Et sinon ici ils ont des lapins qui s 'appellent les Viskacha. C 'est des sortes de... mais en fait c 'est les chiens chilas ! En fait les chiens chilas que des gens défendent comme animal de compagnie en Belgique, ou en France, n 'importe. Et en fait c 'est des Viskacha, c 'est les lapins ici de haute montagne, mais ils vivent. C 'est franchement quand j 'en vois, c 'est que je vois plus rien d 'autre. C 'est quand je passe un col à 4 900 mètres à vélo ou je fais un sommet.
AnBé (41:08.187)
Hmm?
AnBé (41:12.571)
!
OK.
Antoine de Halloy (41:21.752)
En un coup, hop, il y a des petites piscates chaque qui apparaissent et qui sautent. Et tu te dis mais de quoi ils vivent ces animaux ? Il n 'y a rien ici. Il n 'y a même pas un brin d 'herbe. Ça c 'est des chouettes d 'animaux que j 'ai vues. Mais sinon il n 'y a pas beaucoup plus non.
AnBé (41:29.051)
Oui.
AnBé (41:32.543)
Ok. Dans le condor, dans les rapaces, oui. C 'est une belle envergure.
Antoine de Halloy (41:34.744)
ouais c 'est vrai, pardon les condors ça y en a plein. Ouais, ouais, et une fois, petit anégote, j 'ai même cru... Alors je pense que c 'est parce que j 'avais vu une vidéo sur Facebook je crois d 'un gros aigle qui chassait en fait un chamois et en fait il le pousse vers la pente, il l 'attrape, il le jette plus bas comme ça et j 'ai cru à un moment qu 'un...
AnBé (41:59.399)
Je vois bien ça.
Antoine de Halloy (42:01.912)
qu 'un condor des deux que j 'étais en train de regarder me faisait ça. Je suis en fait dans ce qu' on appelle dans le langage de montagne un cirque ou un amphithéâtre. Donc c' est, ouais, toute une montagne assez encaissée, qu il y a toute une paroi circulaire comme ça et je le remontais. Et je vois deux énormes condors, vraiment les condors qu 'on s 'imagine, qui ont, je pense, trois mètres d 'envergure d 'aile, qui montent, qui prennent un ascendant et moi je suis trop fan, je regarde. Et je suis focus sur l 'un d 'eux. Et oui, il y a le deuxième.
que je ne faisais plus gaffe, il passe juste au dessus de moi mais vraiment genre à 5 mètres au dessus et avec le bruit du vent et tout quand je me suis rendu compte qu 'il était là j 'ai eu un moment de panique, j 'étais là... il veut m'attraper comme un chamois moi, il me lancer en bas et pour me manger quoi évidemment je pense que je sais pas si c'est a déjà arrivé à des humains ça doit pas être très courant mais en tous les cas j 'ai eu une demi seconde de belle frousse
AnBé (42:37.599)
Ok.
AnBé (42:44.415)
...
Antoine de Halloy (42:56.536)
Parce que s 'il 'attrapait, franchement il 'envoyait tout en bas parce que c 'était un cirque vraiment très très très raide avec un tout petit sentier creusé dans une paroi verticale comme ça. Donc dès qu 'on s 'en va, j 'en ai vu beaucoup.
AnBé (42:57.535)
...
AnBé (43:02.687)
Mmh.
AnBé (43:06.627)
d 'accord. oui, il t 'a même mieux vu que toi mais non ça devait être bien stressant cette affaire. Eh ben disons. Chute anecdote après à raconter quoi. Alright. Alors tu as eu beaucoup de rencontres. Près de Sucre tu as eu des rencontres très authentiques aussi. Tu as eu comme ça des souvenirs avec des gens avec qui tu parlais pas le même langage.
Antoine de Halloy (43:12.888)
Ouais, c 'est genre...
AnBé (43:35.202)
des belles anecdotes, des choses qui t 'ont marqué, des interactions quand même possibles.
Antoine de Halloy (43:39.384)
Souvent, il y a quand même toujours moyen d 'avoir une conversation, de discuter, même s 'il ne parle pas bien l 'espagnol, on peut quand même se faire comprendre. J 'ai étonnamment pas eu de rencontres très très marquantes au milieu de nulle part. Je veux dire, on pourrait s 'attendre à ce que quand on passe à vélo dans des villages super reculés en haute -cardière des Andes...
Il y a chaque fois des villageois qui nous invitent etc. Non, alors ils sont toujours super gentils évidemment, des fois ils sont curieux, ils posent des questions, tout ça. Mais des rencontres plus prolongées que ça, on va dire, j 'ai pas eu. Mais par contre, ça m'est arrivé quand même quelques fois de rencontrer des... des Peruviens, Boliviens, Argentins ou Chiliens, enfin les coins où je suis passé à vélo.
Alors c 'est plutôt dans ce cas là, il y a des plateformes de rencontres, notamment il y a un truc qui s 'appelle Warm Shower, c 'est un réseau social on va dire, où des gens qui sont sans doute eux -mêmes des cyclistes ou parfois même pas, ouvrent leur maison pour des voyageurs à vélo, pour passer du temps avec eux et là j 'en ai eu des très belles quoi, des gens on passe une demi -journée juste à papoter littéralement, ça c 'est sûr.
AnBé (44:39.778)
Oui.
Antoine de Halloy (45:02.36)
mais c 'était rarement des rencontres vraiment sur la longueur et avec beaucoup d 'échanges. Ça s 'est rarement fait quand c 'était des rencontres au milieu de nulle part imprévues, on va dire. Étonnamment.
AnBé (45:16.833)
Et si t 'as eu des arrêts sur la route ? Non mais non, justement c 'est intéressant, on dit voilà c 'est pas automatique, c 'est très bien aussi en fait. C 'est vrai que dans Bike for Ocean, les jeunes qui avaient fait du Vietnam à Singapour à vélo, en faisant, en ayant donné du sens à ça, en soutenant la Fondation Sulu Bay, qui restaure des récifs coralliens entre autres aux Philippines.
Antoine de Halloy (45:18.68)
Voilà, peut -être un peu désolé, on arrive dans ce...
Ha ha ha !
Oui.
AnBé (45:44.357)
Et donc eux avaient aussi utilisé pas mal Warm Shower et 'avaient dit c 'est génial. Et c 'est vrai que c 'est des gens qui sont très ouverts forcément puisqu 'ils ouvrent leur maison à des inconnus en sachant mieux en plus orienter cyclistes.
Antoine de Halloy (45:47.748)
C 'est... C 'est ouf.
Évidemment, évidemment et ici même...
Je dirais même qu 'il y a le Pokémon Evolution de Warm Shower ici en Amérique Latine, c 'est ce qu 'ils appellent les Casa de Ciclistas. Donc c 'est une maison de cyclistes et ça c 'est des gens qui ouvrent systématiquement, parce que au Warm Shower il faut faire une demande, et c 'est si la personne est dispo, en vie, etc. Mais là Casa de Ciclistas c 'est des gens qui ouvrent systématiquement leur maison, qui est habituellement suffisamment grande pour héberger plusieurs cyclistes, parfois ils ont plusieurs chambres. Et c 'est comme un hôtel, mais où les propriétaires...
AnBé (46:03.429)
Mmh.
AnBé (46:11.077)
Mm -hmm.
Antoine de Halloy (46:25.336)
t 'invite parce que tu es cycliste et voyageur et évidemment le but c 'est après d 'échanger à mort ensemble, cuisiner ensemble, tout ça et là aussi il n 'y en a pas beaucoup évidemment des cassas de cyclistes mais dans les cassas de cyclistes j 'ai pu faire de super chouettes rencontres c 'est sûr et franchement c 'est hallucinant de se dire mais des gens qui ouvrent leur maison comme ça pour avoir tout le temps des voyageurs à vélo dedans et partager avec eux c 'est des seins, il n 'y a pas d 'autre moi.
AnBé (46:38.922)
...
AnBé (46:49.162)
Donc tu paies quoi ? Je ne parlais pas de temps en temps budget maintenant pour que les gens aient une idée de... tiens, pour construire une aventure comme ça. Les warm showers et les casse -décyclistes, c 'est quel prix ? Là -bas où tu as été, enfin...
Antoine de Halloy (47:02.904)
Warm Shower c 'est 100 % gratuit. Warm Shower c 'est comme couchsurfing, c 'est vraiment une invitation, on va dire mutuelle, pour passer du temps ensemble et dans le cas du voyageur, dormir chez l 'habitant. Casa de ciclista maintenant, des fois il faut un tout petit peu payer, mais c 'est vraiment pour être défrayé, pour leur haute électricité, les dommages qui finissent par arriver. Et aussi parce que souvent dans les casas de ciclista, ils finissent par se faire dénoncer.
AnBé (47:13.034)
Mmh -hmm.
Antoine de Halloy (47:31.384)
par des hôtels voisins qui disent « ouais, en fait ça nous bouffe du tourisme, ça ça nous bouffe de la clientèle » et donc ils doivent finir par payer des impôts comme si c 'était un hôtel alors qu 'ils n 'en sont pas et bon du coup pour pas vraiment faire des grosses pertes chaque année, ils font un tout petit peu payer pour compenser ces frais 100 % liés à leurs invités. Mais sinon c 'est gratuit.
AnBé (47:36.394)
Concurrence déloyale.
AnBé (47:50.474)
Ok d 'accord, c 'est chouette ces petites adresses. Je ne suis pas encore testée mais il faudra qu 'on fasse une fois quand même. Tu sais si on existe en Europe des genres de concepts ?
Antoine de Halloy (47:54.808)
Ouais, ouais, ouais, franchement c 'est...
Et bah, je recommande.
Antoine de Halloy (48:05.272)
C 'est un cycliste, je ne sais pas. Au World Shower, il y a beaucoup plus en Europe qu 'en Amérique Latine. Il y a beaucoup plus. Mais en fait, ce n 'est pas compliqué. En Europe, on roule beaucoup beaucoup à vélo. Ici en Amérique Latine, il y a très peu de gens qui roulent à vélo, aussi très peu de gens dans les locaux qui peuvent se permettre de voyager. Et donc, je pense que c 'est quand même plus compliqué pour eux d 'avoir accès à la connaissance que ça existe, ces plateformes de partage.
AnBé (48:18.382)
Hmm.
Antoine de Halloy (48:31.928)
Voilà, si personne fait du vélo et voyage chez eux, ils n 'ont pas cette chance. Et donc c 'est comme ça que c 'est beaucoup plus facile de trouver des warm showers en Europe. Quand ça décycliste, je vous avoue que je ne sais pas, faudrait de monter un autre cycle voyageur en Europe.
AnBé (48:36.621)
Hmm.
AnBé (48:40.973)
Non non mais le warm shower c 'est déjà chouette. Non on pense peut -être maintenant que les filles ont un peu grandi, aller faire un bon petit voyage à vélo cet été on va un petit peu tester tout ça. ouais carrément. Donc tu dis que toi en cette aventure toi tu recherchais aussi pouvoir réfléchir quelque part à pouvoir...
Antoine de Halloy (48:49.528)
bah comment ?
Antoine de Halloy (49:00.408)
Ouais, c 'est sûr. À la fois, je dirais, à la vie, au monde en général. Parce que moi, j 'avoue que l 'état du monde et la direction qu 'il prend aujourd 'hui, je trouve ça vachement préoccupant. C 'est d 'ailleurs comme ça que j 'ai décidé de, quand je travaille, je travaille pas, mais quand je travaille, de nécessairement dédier mon énergie à un projet.
liés à haut développement durable, à la protection de l 'environnement, ça c 'est sûr. Donc évidemment, il y a toujours des réflexions comme ça en voyageant, en roulant un vélo tout seul sur l 'état du monde, pas seulement l 'écologie évidemment, on parle aussi des guerres, des réfugiés, enfin tout ça. Et sinon, sur moi -même, ma vie, ouais évidemment, ça réfléchit, ça tourne, sur quelle sera l 'étape suivante dans ma vie.
parce que clairement elle sera radicalement différente, je ne pense pas que je serai nouveau dans une petite ville paumée en Argentine à élever des insectes. Je n'ai 'ai pas la réponse, mais ce que je sais c 'est que j 'ai toujours les mêmes critères, c 'est faire quelque chose où je me dis que c'est 'est vraiment utile pour le monde, pour le monde et les gens quoi, et être heureux, je veux dire s 'épanouir dans son boulot aussi, que ce ne soit pas une charge.
de l 'activité quotidienne. Et voilà, là le plan c 'est de trouver un chouette équilibre à Bruxelles ou proche pour pouvoir retourner près de mes proches. Et si disons que j 'y arrive pas parce qu 'il manque un petit peu de sauvage, à la fois de nature, de montagne et tout, j 'essaierai de trouver cet équilibre un petit peu plus loin, peut -être près des Alpes ou quoi.
Mais voilà, l 'idée c 'est de trouver un équilibre en phase avec mes envies, mes valeurs et mes bonnes motivations.
AnBé (51:05.33)
Extra, extra...
Antoine de Halloy (51:07.32)
Je n 'ai pas encore trouvé la piste même.
AnBé (51:11.986)
Moi ça c 'est rien, ça viendra. C 'est au moment que tu sais déjà quelles sont les valeurs que tu veux respecter dans ton chemin. C 'est déjà énorme. Et il y a un livre... Est -ce que je l 'ai ici quelque part ? Attends je vais le regarder.
Antoine de Halloy (51:15.96)
Ok, cool.
Mmh.
AnBé (52:06.678)
Bon, c 'est officiel, j 'ai rangé ma bibliothèque, j 'ai beaucoup trop de livres, je sais plus où j 'ai mis, mais je crois que le titre c 'est Le monde va bien mieux que vous ne le pensez, quelque chose comme ça. Et quand on a un coup de cafard, ça fait vraiment du bien de ne pas oublier le chemin parcouru. Tu vois, comme quand tu es découragé en montagne, n 'êtes pas encore au sommet, tu regardes en arrière, tu dis je vais bien avancer, tout compte fait, ça va. Et c 'est vrai que ça rappelle un petit peu d 'où on en était. Il y a évidemment...
Antoine de Halloy (52:24.68)
Ça ira.
AnBé (52:32.437)
500 ans on s 'en rend bien compte, mais même il y a encore si peu de temps quoi. Il y a plein de choses qui étaient considérées comme normales ou inévitables et qui n 'est plus du tout le cas, qui sont dénoncées maintenant. Donc la corruption, les viols, il y a plein de choses qui pouvaient tout à fait se passer avant, des habits de pouvoir qui sont maintenant dénoncés. Oui, on est dégoûté que ça existe, mais avant on n 'avait même pas le réflexe de dégoûter quoi, je veux dire. Donc il y a quand même un énorme progrès de l 'humanité.
faut pas oublier. Maintenant c 'est vrai que le monde de l 'argent est assez cynique et désespérant et a bien la main mise sur beaucoup beaucoup de choses ce qui fait que ce qu 'on voudrait changer pour que ça aille dans la bonne direction demain c 'est pas évident mais...
Antoine de Halloy (53:14.904)
Il y a un gros gros gros volume de choses à changer. Je pense que les changements qu 'on va faire sont supérieurs à ce que la majorité des gens pensent en fait.
AnBé (53:26.293)
Malheureusement, comme notre pouvoir de créer des choses est devenu tel que notre pouvoir de destruction a augmenté en fonction, mais sinon, point de vue moralité, l 'humanité a bien évolué. Je te dis dommage, ça crée quand même la sixième extinction, ce qui est quand même un mot... On s 'y est habitué, malheureusement, mais...
Antoine de Halloy (53:34.968)
Exactement.
AnBé (53:50.389)
Come on ! C 'est énorme quoi ! Donc les enjeux sont devenus très très très gros aussi quoi, ça c 'est absolument certain. Mais ça fait du bien quand même de se souvenir de tout ce qui a changé pour le mieux je trouve. Donc si parfois tu vois un peu l 'avenir en noir, lis ce bouquin, ça redonne du peps en se disant bon allez ! On a déjà su progresser dans tout ça, on peut y arriver là. Parce que c 'est vrai qu 'on a ce biais de négativité qui fait qu 'on est toujours beaucoup plus marqués par...
Antoine de Halloy (53:52.504)
Non.
Antoine de Halloy (54:08.736)
Ok.
Antoine de Halloy (54:13.816)
Oui.
AnBé (54:20.314)
par tout ce qui va mal parce que ça c 'est terriblement animal, ce qui va mal est beaucoup plus important pour notre survie que ce qui va bien mais du coup on a cette manière de négliger ce qui va bien. Je ne minimise pas du tout, moi je suis plutôt du style écoanxiose aussi mais c 'est ça que du coup il y a cet effort conscient de se dire attend il y a quand même plein de choses qui vont bien bien bien mieux je voulais...
Antoine de Halloy (54:35.224)
!
AnBé (54:42.041)
La vie est bien plus agréable, surtout pour une femme maintenant qui a 50 ans. Donc voilà, il y a quand même des choses très très chouettes aussi. Faut pas... Faut pas jeter le bébé avec l 'eau du bain, comme dit la vieille expression.
Antoine de Halloy (54:52.888)
Non, c 'est sûr. Et moi j 'avoue que je suis, je peux quand même, je vais être franc, un peu pessimiste par rapport à l 'avenir du monde. Mais si j 'essaye de me bouger pour faire des choses que j 'estime utiles pour le monde, c 'est parce qu 'in fine, j 'ai quand même de l 'espoir et un petit peu foi, un petit peu, un petit peu foi en l 'humanité de se réveiller, de commencer à agir de la bonne façon.
AnBé (55:02.233)
Hum.
AnBé (55:17.945)
Faut pas oublier en plus que les grands changements ne sont pas venus quand la majorité était convaincue. Le point de bascule est bien en dessous de 50%. Allez, espoir et voilà. On n 'a jamais autant parlé de tout ça en tout cas. C 'est vrai qu 'il y a quelque chose qui bouge pour le moment je trouve dans le discours ambiant. Allez, au liqueur.
Antoine de Halloy (55:23.16)
N 'en serai pas.
Antoine de Halloy (55:27.32)
Mais peut -être qu 'on n 'est pas loin. On espère.
Antoine de Halloy (55:37.408)
oui. Oui. Malheureusement, après sans vouloir mettre de la mauvaise ambiance, malheureusement on a aussi jamais eu autant de contre ou d 'anti. Donc tout ce qui est, je sais pas, alors là c 'est pas 100 % lié à l 'écologie, mais les mouvements d 'extrême droite ça a reprendu un volume qu 'on n 'avait plus depuis super longtemps, les populismes...
AnBé (55:45.721)
Antoine de Halloy (56:06.328)
Alors parfois on se réjouit souvent d 'avoir des développements, des choix de start -up, d 'avoir de plus en plus de sensibilisation liée au développement durable, mais d 'un autre côté, il y a pas mal de pays qui n 'ont jamais autant détruit, qui n 'ont jamais autant émis de CO2, des trucs comme ça. Donc voilà, enfin, pas pour mettre de la mauvaise ambiance, mais je veux dire, moi, personnellement, peut -être que ce n 'est pas juste de faire ça, mais j 'aime bien quand même des fois nuancer en disant oui.
AnBé (56:17.049)
Mmh.
AnBé (56:25.086)
Hey, non non !
Antoine de Halloy (56:35.448)
Il y a quand même encore toutes les autres erreurs qui sont faites ailleurs, qui compensent et simplement pour motiver encore plus à se retrousser les manches.
AnBé (56:42.238)
Hmm.
AnBé (56:47.486)
Absolument. ouais, non, absolument. Mais c 'est bien de... Allez, le pessimiste et l 'optimiste ont tous les deux autant tord, quoi. C 'est ça que je veux dire, tu vois. Il faut pas être... Parce que souvent, on pense que l 'optimiste est un gros niais naïf qui va se planter. Et le pessimiste, comme justement on a cette biennégativité, c 'est sérieux, il faut bien envisager tous les dangers, est quelqu 'un de beaucoup plus intelligent. Et c 'est important d 'un jour, réaliser...
Antoine de Halloy (56:49.08)
!
Antoine de Halloy (56:56.536)
Mais ça va, ouais.
Antoine de Halloy (57:12.856)
Peace out !
AnBé (57:15.55)
que le pessimiste n 'est pas plus malin que l 'optimiste, d 'accord ? C 'est juste deux visions du monde et que la vérité est sans d 'autonomie.
Antoine de Halloy (57:18.392)
Non, c 'est sûr, mais...
Et d 'ailleurs je pense que un pessimisme pur n 'amènera à rien. Enfin je veux dire, si on est 100 % pessimiste, on baisse juste les bras et on accepte une fatalité et on la vit mal en plus. Alors que je ne sais pas si on peut dire que alors que je suis pessimiste optimiste, on tente quand même de faire des chouettes chaussées et de profiter, d 'un peu faire bouger les consciences, les valeurs et les mêmes modes de fonctionnement, tout ça.
AnBé (57:51.779)
Ouais tout à fait. Donc bien, continue comme ça surtout. Attends je regarde les prochaines questions qui pourraient... oui il y a une photo sur ton profil qui 'avait super intéressée parce que c 'est un de mes beaux souvenirs du Sri Lanka. C 'est une ombre triangulaire portée par la montagne quand tu as un certain point de vue sur une mer de nuages. Il y a ce triangle parfait.
Antoine de Halloy (57:56.568)
Ça se va.
Antoine de Halloy (58:14.552)
!
AnBé (58:19.267)
qui est très interpellant. Donc c 'est une question du soleil qui se projette, c 'est magique. Et donc j 'ai dit c 'est comme au Sri Lanka, trop bien ! Je crois que oui ça doit pas être le seul endroit dans le monde où on le connaît. Visiblement il y en a déjà deux, il y en a sans doute d 'autres aussi mais c 'est juste magnifique.
Antoine de Halloy (58:33.816)
Ouais, c 'était hallucinant. En gros, on montait un volcan en face du plus haut sommet de la Bolivie. Le volcan qu 'on montait, il s 'appelle le Parina Cotta, il culmine à 6348 mètres. Bref, et quand le soleil s 'élevait, il s 'élevait 100 % derrière le sommet de la Bolivie, enfin derrière le sommet de la Bolivie pour nous. Et donc c 'est comme ça que ça a créé cet halo lumineux, triangulaire, complètement dingue.
Et c 'est vrai que la photo est hallucinante et c 'était hallucinant et un peu red -bo. Le seul truc qu 'on disait c 'est « bah merde, maintenant que le soleil est levé, il y en a tout juste la seule ombre possible qui nous empêcherait de nous réchauffer et généré par ce sommet de la Bolivie. » Genre le soleil pouvait se lever à 360°, il y avait une frange de 2° où il ne pouvait pas se lever, c 'était celle -là. Et donc on a continué à avoir un peu froid. Si finalement c 'était carrément...
AnBé (59:23.81)
...
Antoine de Halloy (59:28.312)
amusant de se dire enfin c 'est vraiment fervent mais non la beauté qu 'on pensait entièrement mais par contre on ne savait pas du tout que ça allait être comme ça enfin vraiment c 'était une hallucination quoi faudrait que si les gens écoutent se regarde la photo que ce soleil se lève juste derrière ces sommets de la Bolivie un peu isolé comme ça vachement triangulaire ouais ça donne une image de peinture
AnBé (59:44.866)
Oui tout à fait, bah oui j 'en...
AnBé (59:53.575)
Oui, c 'est là que tu dis que tu as des petites envies de spiritualité, parce que c 'est tellement magique. Tu te sens tout petit, témoin de quelque chose de magnifique qui n 'a pas besoin de toi. Je crois que c 'est magique. On s 'est élevés à l 'eau, bien au moins qu 'il ne soit pas trop du matin pour monter ce truc. Mais là, c 'était avec des escaliers bien raides et qui n 'en finissaient pas forcément pour arriver au sommet. C 'est un lieu de culte là -bas, parce que justement ce phénomène...
Antoine de Halloy (59:59.032)
Bye !
Antoine de Halloy (01:00:07.128)
Mmh.
Antoine de Halloy (01:00:19.064)
Ok.
AnBé (01:00:22.022)
attire la spiritualité comme beaucoup les montagnes, toutes les haussomées et ce phénomène là en plus. Et c 'est vrai qu 'on nous avait pas expliqué ce qu 'il y avait en haut, puis quand on est arrivé on dit maintenant on attend. C 'était juste trop, c 'était la surprise en plus. Et puis alors, encore redescendez, on en pouvait plus quoi. C 'est ça, vous travaillez des muscles et puis en descendant c 'était les autres et puis pendant ce temps là tu devais te mettre sur le côté dans ce petit escalier 3 pour laisser passer ceux qui amenaient de l 'eau en haut en tongs quoi tu vois, avec leurs gros bacs, je sais pas combien de...
Antoine de Halloy (01:00:38.392)
Ha ha !
Antoine de Halloy (01:00:45.976)
Oui. Oui.
AnBé (01:00:49.862)
poutée d 'eau, là tu te dis, d 'accord, d 'accord, on manque un peu d 'exercice. C 'est vraiment, c 'est toujours l 'histoire des grands héros qui font les sommets, et puis c 'est les sherpas qui ont fait la même chose, mais avec beaucoup plus de matériel sur le dos. C 'est eux les vrais héros.
Antoine de Halloy (01:00:54.456)
Ouais, je pense.
Antoine de Halloy (01:01:02.392)
Exactement, et chaque fois qu 'il y a un européen ou un occidental qui monte un 109 au baubier, qu 'il y a genre 2 chers pas qui sont montés avant pour mettre une corde fixe, pour porter les bouteilles d 'oxygène, tout ça.
AnBé (01:01:09.222)
Exactement... Ouais, ouais, ouais, tout à fait. Ouais, donc ça c 'était vraiment un tout, tout beau. Tu connais le phénomène en temps de là, on te l 'avait expliqué ou tu sais si y en a... Je me demande combien y en a dans le monde du coup maintenant de cette histoire, parce que ça 'a dit « ouais, c 'est comme au Sri Lanka ! »
Antoine de Halloy (01:01:19.8)
Non, non pas du tout.
Antoine de Halloy (01:01:24.984)
Non, nous, ce n 'était vraiment pas attendu. Ce n 'est pas un sommet que font couramment des touristes. De toute façon, en plus, avec les saisons, ce phénomène ne doit pas se produire beaucoup de jours chaque année. Mais en tout cas, nous, on a eu la chance inouïde de tomber là quand il se produisait, avec pas un nuage. Et en plus, avec la surprise du phénomène. On n 'en avait aucune idée. Les locaux ne nous avaient pas parlé de ça.
AnBé (01:01:49.574)
Ouais.
toi non plus ok ouais c 'est vraiment une pyramide comme ça qui arrive hors d 'Egypte en projection. Ouais exactement et j 'ai eu le même coup que toi et c 'était juste trop trop génial. Parle -moi de Gustavo.
Antoine de Halloy (01:01:55.672)
C 'est ça. Et c 'est encore mieux quand il n 'y a pas d 'attente.
Antoine de Halloy (01:02:12.632)
là où j 'ai travaillé dans la femme de Thomas Culture ?
AnBé (01:02:14.854)
Gustavo...
Antoine de Halloy (01:02:19.176)
ok, parce que le voyage avait été un peu... Ils ont souvent le même prénom ici donc je t 'ai rétabli. Quel Gustavo ! Ouais, c 'est vrai que c 'est un truc que j 'ai complètement oublié de dire donc heureusement que tu mets le doigt dessus. Le but du voyage était également de pouvoir apprendre, vivre, apprendre et je dirais aussi un petit peu me sentir utile parce que bon, mine de rien, quand on voyage des mois, des mois sur un vélo juste à se faire plaisir, ou pas, quand c 'est dur, on se sent un peu inutile quoi.
AnBé (01:02:21.929)
Y 'en a eu beaucoup, des Gustav !
Antoine de Halloy (01:02:46.968)
Et donc je me suis dit, il faudra que je 'arrête une autre fois dans des cheveux de projet où je pourrais apprendre, aider et aussi un peu 'amuser. Et c 'est comme ça que j 'avais trouvé un projet de permaculture dans une petite ferme au milieu de l 'Argentine où il n 'y a un peu rien. En fait, la permaculture, c 'est un système de production, évidemment, 100 % durable.
où l 'idéal c 'est qu 'il ne rend pas de déchets et ça inclut tout en fait. Ça inclut pas seulement la production et le recyclage, ça inclut aussi le social, donc toutes des valeurs humaines, toutes des thématiques comme le féminisme, etc. Ça rentre là -dedans aussi. Et c 'était vraiment sympa. Là c 'était plus un projet de partenaire culture, on va dire, axé sur la culture, la culture vraiment du sol.
C 'était chouette de pouvoir aider un gars comme ça qui a pris un virage, donc Gustavo, qui a pris un virage radical dans sa vie. Il s 'est dit qu 'est -ce que je fais moi ici à travailler derrière un bureau à Buenos Aires ? Il faut que je fasse quelque chose d 'utile, le monde ne va pas bien et tout. Il s 'est acheté un terrain au milieu de nulle part et il a commencé à vouloir y vivre en autonomie dans un premier temps. Dans un second temps, l 'idée serait même de pouvoir produire pour vendre des produits aux alentours.
Et aussi idéalement de pouvoir héberger quelques touristes, donc il y aurait un petit peu d 'écotourisme. Là on construit carrément des maisons en terre et tout, et avec des matériaux durables, tout, quasiment rien fonctionne avec de l 'énergie qui n 'est pas de l 'énergie renouvelable. C 'était chouette comme je dis, on y apprend, on y aide, on y est sensibilisé. J 'avais beaucoup aimé.
AnBé (01:04:29.549)
Mmh.
AnBé (01:04:35.373)
Et une chouette personnalité à l 'heure, ça vous envoie un parcours de vie intéressant.
Antoine de Halloy (01:04:37.496)
Ouais vraiment c 'est sûr. Enfin ce genre de personnes c 'est inspirant quoi. Comme t 'en as eu pas mal sur ton podcast, de prendre des... de faire des choix tellement... Ils sont peut -être pas nécessairement risqués parce que les gens qui prennent ces décisions ne risquent pas de crever de faim dans les deux ans, mais risqués quand même dans le sens où ils sortent complètement des rails vachement du système...
général de la société et ils se lancent dans quelque chose où ce sera dur, où ils ne sont pas sûrs de réussir mais ils se lancent quand même quoi et Gustavo c 'est ça comme...
AnBé (01:05:16.301)
Bah si c'est risqué je pense
Antoine de Halloy (01:05:29.176)
Ouais, c 'est sûr. Et ça pour moi c' 'est des gens vraiment
mais je ne l 'ai pas encore fait. Et ça peut -être arriver un jour, mais j 'admire d 'autant plus ces personnes -là parce que ayant un petit peu cette envie, cette fibre, je perçois vraiment la difficulté de se lancer.
AnBé (01:06:11.309)
Très chouette.
AnBé (01:06:16.882)
dit, ben voilà on va passer aux petites questions de la fin sur quel est l 'objet qui t 'a vraiment été le plus indispensable dans toute ton aventure jusqu 'à maintenant ?
Antoine de Halloy (01:06:28.28)
Franchement je dirais qu 'il n 'y en a pas vraiment. Voilà, j 'aurais été très très très triste si à un moment mon vélo s 'était cassé ou avait été volé mais j 'aurais pu continuer une aventure plus ou moins similaire. Et pareil, si la tente se casse ou s 'envole ou n 'importe, on peut continuer. Je dirais que c 'est...
un peu malheureux mais finalement ce qui est le plus indispensable c 'est quand même un téléphone même si c 'est pas le but de mon voyage d 'être sur mon téléphone et je suis pas souvent dessus il y a quand même de la préparation d 'itinéraires, de la nouvelle des nouvelles à la famille, des trucs comme ça, le téléphone c 'est quand même ce qu 'on utilise le plus et franchement quand on voyage comme ça comme moi je fais donc on va dire un petit peu en dehors des sentiers battus on se dit mais purée ce qu 'ils ont fait ça il y a 20 ans sans smartphone ni rien.
C 'est assez dingue parce qu 'ils se jetaient beaucoup plus dans l 'inconnu et aussi pour leur famille. Moi, en fait, là, sur un des samedi, comme un idiot, j 'ai fait tomber mon téléphone, il 'a glissé des mains et ziu, il est parti tout en bas. Et franchement, c 'était rapidement une préoccupation de remplacer le téléphone parce qu 'il faut donner des nouvelles à la famille. T 'as envie de prendre des photos préparer, comme je disais ton voyage, etc. T 'entends écouter de la musique. Donc. Ouais, c 'est.
Je sais pas si c 'est une observation malheureuse, mais en tout cas, je dirais que c 'est ça finalement le plus indispensable dans mon voyage.
AnBé (01:07:58.743)
Non, il y a aussi des très très beaux côtés dans le téléphone. Comme tu dis, c 'est un appareil photo. Personne ne te juge si tu as envie d 'un appareil photo. Il y a eu dans le monde, on avait l 'appareil photo sur le côté, les cartes sur le côté. Maintenant, elles sont dedans. Donc oui, non, c 'est normal. Du moins qu 'on résiste à aller voir sa popularité sur les réseaux sociaux à chaque arrêt, à ce moment -là, ça va quoi. Tout va bien, tout va bien. Non, c 'est ça. Bon, donc c 'est parfait. L 'échec qui t 'aura le plus appris dans...
Antoine de Halloy (01:08:01.528)
Évidemment, oui. Ouais, c 'est ça. Évidemment.
Antoine de Halloy (01:08:10.136)
Ouais. Exactement.
Oui c 'est ça. Oui c 'est vrai que ce n 'est pas le but de mon téléphone.
AnBé (01:08:28.022)
depuis que tu es là en Amérique du Sud, que ce soit quand tu travaillaies ou maintenant le revers où tu t 'es dit, et bah tiens, j 'en ressors avec une leçon qui a beaucoup de valeur.
Antoine de Halloy (01:08:34.744)
Euuh...
Antoine de Halloy (01:08:40.087)
Franchement en Amérique Latine depuis que je suis ici, donc ça fait maintenant trois ans, gros deux ans en Argentine et puis maintenant cinq mois de voyage, ouais plutôt deux ans et demi. Franchement non, il n 'y a pas eu d 'échecs, de grosses déceptions. J 'ai vraiment tout adoré, je n 'ai pas un regret quasiment pour quoi que ce soit. Non, non, franchement rien.
Alors il y a des trucs qu 'ils 'ont appris comme je disais, voilà, vivre aux côtés des argentins pendant deux ans.
AnBé (01:09:07.382)
Bon, eh bien cette question est une échec.
Antoine de Halloy (01:09:15.192)
Donc, non, il n 'y en a pas.
AnBé (01:09:18.006)
Ok, bon, question suivante. Le succès à l 'ordentuel plus fier.
Antoine de Halloy (01:09:20.344)
On va.
Antoine de Halloy (01:09:24.6)
Je vais peut -être pas trop répondre à la question non plus.
AnBé (01:09:25.686)
Tu vas bien me trouver quelque chose, un truc dont t 'es vraiment fière.
Antoine de Halloy (01:09:30.935)
Je sais pas si je suis souvent fier de ce que je fais, super heureux oui, parce qu 'on se dit c 'est trop cool j 'ai pris ce pari et ça a marché.
Non, je pourrais dire que si j 'avais une petite fierté à retirer, je pense qu 'on peut plutôt parler d 'un contentement, je veux dire d 'un bonheur, qui est une fierté. C 'est quand même chaque fois d 'écouter mon instinct, mon cœur et de me lancer dans ces choses -là, dans ces projets -là qui sont vraiment en dehors des rails. Quand tu étais diplômé de bioingénieur...
Tous tes copains ils sont aussi universitaires, ils commentent dire que dans des choix de boîte, des bonnes positions, etc. Tu viens d 'un milieu un peu favorisé et tu décides d 'aller entre guillemets vivre comme un pauvre en Argentine même si c 'est dans un projet extraordinaire et que j 'ai appris à mort, etc. et que je trouve des choix de responsabilité. Ça reste un pari et il est pris. Donc là je peux dire plus que fier, j 'étais surtout content après coup d 'avoir pris ce pari -là.
et un peu préparé après pour le voyage à vélo. Mais voilà, on peut dire que ce serait une petite fierté, mais moi je préfère parler de joie finalement, de contentement.
AnBé (01:10:54.041)
Mais voilà, c 'est redéfinir ce qu 'est le succès et tu viens de le faire, donc c 'est génial, c 'est le but de la question. Est -ce que c 'est dur à assumer le regard de ceux qui ne comprennent pas ta démarche ? Justement, comme tu dis, ta vie de pauvre.
Antoine de Halloy (01:10:56.6)
Oui.
Antoine de Halloy (01:11:04.44)
Non, franchement ce n 'est pas dur. Déjà globalement, ils comprennent assez bien. Ce n 'est pas comme si j 'étais parti faire vraiment quelque chose de super exotique, que j 'avais un poulailler tout seul au milieu de nul part en Argentine. Non, là on est quand même dans une start -up qui visait de l 'industrie, qui s 'étend. J 'ai quand même pu vraiment apprendre énormément, vraiment mettre à profit.
que j 'ai appris dans mes études de bioingénieur. J 'ai pu vraiment donc apprendre un autre mode de vie mais mine de rien proche d 'une autre avec ces argentins. Et puis l 'aventure à vélo aussi les gens je pense que globalement à part ceux qui font vraiment pas de sport et pas du tout d 'aventure, ils comprennent aussi ils disent quand même, je le ferai pas mais c 'est chouette. Donc non non vraiment je n 'ai jamais, je disais pas que j 'avais dû entre guillemets sortir des rails et que c 'était un gros pari.
Je ne pensais pas du tout au regard des autres. Non, ça n 'a jamais été un souci. Bon, allez mes parents, ils s 'aimeraient peut -être bien que je sois plus dans un bureau à Bruxelles ou quoi et que je gagne un peu ma vie. Mais même, ils trouvent quand même que ce que je fais, c 'est chouette. C 'est juste que c 'est un peu perturbant de prendre des directions si différentes. Mais vu que ce que je fais a quand même du sens, avec beaucoup d 'apprendissage et des trucs comme ça, finalement, c 'est vraiment compris par tout le monde et même...
Souvent en fait même, comment dire, je reçois des retours assez motivants, valorisants et des copains qui sont à Bruxelles dans ces rails habituels me disent, mais Purée, mais non, mais t 'as bien raison, moi si j 'avais les hum hum, je ferais pareil et donc non, c 'est plutôt ça en fait, qu 'on soit comme retour. À mon avis, ce que je fais n 'est pas suffisamment bizarre que pour que les gens...
AnBé (01:12:52.093)
D 'accord. Non, c 'est parce que j 'avais lu quelque part dans... C 'est parce que j 'avais lu quelque part dans tes commentaires... Entre guillemets, donc je me dis, ça vient de quelqu 'un, il a l 'entendu, ma vie de marginale. Je me dis, alors, est -ce que c 'était un tas de quineries ou est -ce que... voilà. Ou est -ce que c 'était un peu bon, gamin ? Ça va alors.
Antoine de Halloy (01:13:05.196)
ouais, c 'est mon père, voilà, c 'est mon père. Ouais, c 'est plutôt une blague, c 'est plutôt une blague. Il va y avoir un tout petit peu de, comment dire, de vrai dans ce qu 'il dit, dans ce qu 'il y pense, mais il est plutôt rigolant parce que il aimerait bien que je revienne plus près de la maison. Mais par contre, finalement, je pense même qu 'il serait déçu si maintenant je 'asseyais derrière un bureau en costume cravate tous les jours à Bruxelles et que je faisais plus d 'aventures. Donc, non, c 'est plutôt la blague.
AnBé (01:13:24.605)
Mmh.
AnBé (01:13:33.981)
Est -ce que tu penses que l 'inventure, loin d 'inspirer seulement ceux de ton âge, peut aussi impacter la génération du dessus ? Justement, tes parents... Ça pourrait être moteur de changement pour eux aussi finalement.
Antoine de Halloy (01:13:42.456)
Ouais je pense vraiment, d 'ailleurs moi je... Il me semble que moi j 'ai eu dans mes modes de vie, mes sensibilités etc, il me semble que j 'ai eu un peu plus d 'impact sur mes parents et la famille proche que sur mes copains parce que la génération d 'au -dessus, en tout cas celle que moi je connais, elle est moins baignée dans...
ces préoccupations du monde qui doit changer. Donc c 'est via nous plutôt, les jeunes qui sont plus sensibilisés alors que nous on l 'est automatiquement via tous les autres jeunes autour de nous. Et donc je pense que franchement j 'ai eu un peu plus d 'impact sur mes parents et mes proches du dessus que mes copains autour. Bon de base j 'ai quand même vraiment pas eu beaucoup d 'impact. Ils ont juste un petit peu réduit leur consommation de viande et...
AnBé (01:14:36.317)
Rires
Antoine de Halloy (01:14:38.84)
et ils essaient de prendre un tout petit peu moins l 'avion. Mais voilà, c 'est déjà ça.
AnBé (01:14:43.969)
C 'est déjà ça bien sûr, every little helps comme on dit en anglais. Toutes les petites choses comptent bien sûr. L 'océan fait de gouttes d 'eau. Donc allons -y. Non c 'est intéressant parce que j 'aime pas du tout les gens qui disent enfin ça c 'est pour la génération suivante, pour nous c 'est trop tard ou le changement les vieux changent pas. Si si si je le vois aussi. Donc c 'est trop facile sinon. Donc c 'est bien.
Antoine de Halloy (01:14:46.744)
et une cissa.
Antoine de Halloy (01:15:02.904)
c 'est ce que je suis né pour se dire.
AnBé (01:15:14.177)
Qu 'est -ce qui t 'a le plus aidé pour te lancer dans ton aventure ? Je suppose que t 'as quand même eu des petits moments juste avant de te lancer où tu t 'es dit ouf quand même un petit doute, une petite anxiété ou un petit... Non, je suppose que t 'as quand même eu un petit peu toujours avant de quitter pour se lancer, que ce soit en quittant Bruxelles pour venir en Argentine ou en Argentine pour faire le voyage à vélo, il y a quand même des petits moments d 'appréhension, non ?
Antoine de Halloy (01:15:23.672)
Eeeemmmm
Antoine de Halloy (01:15:28.568)
et...
Antoine de Halloy (01:15:36.568)
Franchement, pour l 'aventure de ce voyage, j 'avais l 'air en Amérique Latine, non, parce que j 'ai déjà quand même plusieurs fois, en l 'occurrence deux, deux fois voyagé longtemps, cinq ou six mois, sac au dos, dans des pays reculés. Donc la première fois j 'avais 19 ans, c 'était en Asie du Sud -Est, Thailand, Laos et tout. Et la deuxième fois c 'était donc il y a six ans, j 'en avais alors 22 en Amérique Latine. Donc ça, le départ, franchement non, ça 'excitait juste. Par contre, la préhension immense que j 'avais...
AnBé (01:15:49.793)
Mmmh... Mmmh...
Antoine de Halloy (01:16:05.496)
C 'était vraiment, est -ce que j 'arriverais à dire adieu à ma vie en Argentine, à mes amis en Argentine. Mais j 'étais vraiment... J 'avais le trouille. Les semaines, les mois avant de partir. Même quand j 'envisageais pas encore plus de partir, je me disais, mais le jour où je rendais la décision de partir, est -ce que j 'y arriverais ? Genre, c 'est tellement des gens que j 'aime, c 'est tellement une vie chouette. Donc ça, j 'avais l 'impression... Alors j 'ai été surpris parce que finalement...
ça a été, ça veut dire que voilà c 'était quelque chose que j 'avais vraiment bien processé, que c 'était le bon moment pour moi pour partir, de vivre une nouvelle aventure et tout, donc le départ, même si déchirant, ça a été. Je vais brancher de l 'ordi, je vais leur changer de place parce qu 'il n 'y a pas une prise, mais je reste tout proche, il y a juste le décor qui va un peu changer.
AnBé (01:16:52.966)
D 'accord. On en a encore cinq minutes, je crois, mais c 'est bon, oui. Vas -y, comme ça, on est à l 'aise.
Antoine de Halloy (01:16:55.8)
ça va. Mais par contre en effet je vais peut -être répondre quand je suis bien cadré, non ?
AnBé (01:17:05.51)
Voilà. On sait jamais, si ce que tu dis est intéressant, qu 'on doit le garder.
Antoine de Halloy (01:17:05.528)
Voilà. Mais par contre... Mais j 'avais pas vraiment eu d 'appréhension avant de quitter la Belgique quand je suis passé pour l 'Agentine. Mais j 'ai eu une appréhension, ça c 'est assez marrant, c 'est quand j 'étais en escale à Madrid et là j 'avais une bonne copine en Erasmus et donc vu que j 'avais une grosse escale d 'un jour, j 'avais passé le temps avec elle. Et puis là je passe, c 'était un peu via ces questions, elle me dit mais en fait ouais t 'es quand même pas en chute et tout, c 'est quand même...
un gros pari que tu prends parce que tu prends le pari que tu vas vraiment te plaire là -bas, que tu vas vraiment te sentir bien dans ton boulot et que tu vas rester... Moi mon pari c 'était quand même de suffisamment aimer que pour rester au moins un an quoi. Et là quand elle me laissait, je me dis, putain, elle a raison en fait, moi je pars mieux de nulle part là, j 'ai juste eu deux calls avec un belge un peu fou qui commence à élever des larves en Argentine et je me dis, wouah ! Alors que j 'avais quitté une chouette coloc à Bruxelles avec vraiment des chouettes gens...
Et là, je me suis dit, et je me souviens, j 'ai eu un peu la truque comme ça. Et en ce moment là, on faisait chacun de des trucs différents dans Madrid. Je l 'ai appelé, je lui ai dit, attends Jen, il faut que tu viennes, il faut qu 'on aille clouer les cheveux ensemble parce que là, tu 'as stressé à mort. Et finalement, c 'est passé vite. J 'ai eu un peu une panique comme ça. Encore une panique, c 'est un grand mot. Mais j 'ai eu une sorte de bonne anxiété, une demi journée suite aux questions de Jen parce que je n 'avais jamais vraiment incorporé, processé ça.
que j 'allais me taper au milieu de nulle part sans aucune idée de ce que ça allait être. Et en plus j 'avais pris plein de trucs avec moi, j 'avais pris tout mon matos pour 'amuser à la montagne. Enfin vraiment, ça a été quand même une démarche sérieuse. Je veux dire, j 'avais pas quitté n 'importe quoi à Bruxelles, donc j 'avais 7 colocs, enfin bref. Mais donc la panique a été très très très courte et en arrivant à l 'Argentine, elle s 'est même pas poursuivie, même pas une minute, c 'était bon, je savais ce que je faisais.
C 'était une bonne idée.
AnBé (01:19:04.043)
Génial, génial ! Est -ce qu 'il y a une citation qui t 'inspire ? Dans la vie !
Antoine de Halloy (01:19:13.496)
Il y en a, voilà, j 'y pense à deux qui sont, je ne les ai pas préparés, mais qui sont finalement un peu des citations commerciales, mais moi je les adore et je pense que je les suis un peu comme des motos. C 'est YOLO, donc on ne vit qu 'une fois. Ça, clairement, moi, c 'est de la vie quand même, tout le jour le jour, quoi. Et il y en a une autre, alors ça c 'est plus, encore plus, on va dire fort que YOLO, j 'ai l 'impression, c 'est...
AnBé (01:19:24.075)
Mmh.
Antoine de Halloy (01:19:44.184)
Je vais la traduire parce que moi, celle que je connais en anglais c 'est... L 'idée n 'est pas de mourir le plus vieux possible, mais de vivre jeune le plus longtemps possible. Ça c 'est quelque chose qui 'inspire aussi. Ça, elles sont assez liées à, je sais pas, toujours mes envies de me lancer dans des trucs un peu atypiques et d 'aventures. Ouais, je pense que ça peut être des citations qui résument un petit peu...
AnBé (01:19:55.467)
Mmmh ouais ça c 'est super.
Antoine de Halloy (01:20:13.592)
comment je suis en tout cas aujourd 'hui, comment j 'ai été ces dernières années.
AnBé (01:20:18.736)
Donc on est à peu près pile à un mois de la fin de ton parcours ici mais il y en aura d 'autres. Très visiblement il y en aura d 'autres. Super. Est -ce qu 'il y a une question que je t 'ai pas posée et que tu aurais aimé que je te pose, un sujet qu 'on aurait voulu qu 'on aborde et qui...
Antoine de Halloy (01:20:25.056)
Oui, c 'est bon.
Antoine de Halloy (01:20:35.504)
Comme ça, ça ne me vient pas. Je pense qu 'on a abordé des choix de sujet.
AnBé (01:20:36.111)
sont connectés.
AnBé (01:20:42.383)
T 'es content de la conversation ?
Antoine de Halloy (01:20:44.408)
Allez !
AnBé (01:20:46.735)
Génial. Donc, tu as ton actualité du moment. Tu sais quoi maintenant le trajet que tu vas faire pour terminer et les choses que tu planifies avant le grand départ.
Antoine de Halloy (01:20:55.284)
Alors mon vélo là il va rester dans un garage encore pendant je crois deux bonnes semaines. Demain on repart, on va faire un chevet de sommet avec un gars que j 'ai rencontré ici, qui en a plus ou moins le même âge, il est français, il a la même passion de la montagne, la même, j 'ai envie de dire, le même niveau d 'expérience et de connaissances en alpinisme etc. Et donc on va repartir en fer 1 demain. Après ça s 'appelle Thomas. Un petit salut à Thomas.
AnBé (01:21:13.391)
Mmh.
AnBé (01:21:18.799)
Qui s 'appelle ?
AnBé (01:21:23.087)
Voilà, on le salue !
Antoine de Halloy (01:21:25.56)
Et puis après je vais repartir à un grand trek de 8 jours, je pense seul, même si j 'ai un des copains qui veut le faire et tout, j 'ai envie de retourner un peu seul là. Je veux dire j 'étais 4 mois seul à vélo et puis maintenant ça fait deux semaines que j 'ai tout le temps avec des gens en montagne. C 'est un trek fantastique qui s 'appelle le Wai Wach et donc c 'est vraiment gambadé autour de sommets à 6 500, neigées, des lagunes de nouveau, voilà. Et puis après je vais reprendre le vélo et prendre la route de l 'équateur.
Il y aura encore un peu de montagne là, mon avis. Mais finalement, ça va passer très vite. On arrivera vite ce début juillet et hop, ce sera retour en Belgique.
AnBé (01:22:05.615)
D 'accord. Le vélo reste sur place ou il n 'y a rien avec toi?
Antoine de Halloy (01:22:08.184)
Non non, il est rien, ça c 'est mort. Je pourrais le revendre mais c 'est... jamais je le vends.
AnBé (01:22:11.189)
Non mais ça va pas non ? bah super ! Et donc si on veut suivre un petit peu, retrouver ce que tu as fait alors, puisque ça va sortir après ton retour, on peut donner l 'adresse de ton Polar Step ?
Antoine de Halloy (01:22:26.072)
ouais tu peux mettre mon adresse de Polar Step dans les liens j 'imagine, dans la description et celui d 'Instagram aussi, je mets 100 ans des photos et tout, des montagnes. Donc tu peux mettre les deux ouais, avec joie.
AnBé (01:22:32.116)
Oui, dans le dernier épisode. Oui, bien sûr. Ça va de soi.
Super ! Un grand merci pour ton temps ce midi pour toi !
Antoine de Halloy (01:22:44.488)
Avec grand plaisir, merci beaucoup pour la discussion et d 'avoir accepté qu 'on partage ces histoires.
AnBé (01:22:54.612)
bah oui, les histoires sont faites pour partager, surtout quand elles sont belles.
